lundi 7 mai 2018

LES HAVELIS DE LA ROUTE DE LA SOIE

Le charme secret des « havelis »,
maisons des riches marchands de la Route de la Soie

Hall de l'hôtel The Grand Hav eli à Nawalgar

Eléphant de parade à la Ram Rike Parsrampuria Haveli
de Nawalgar

Petit train naïf dans la même Haveli

Ces délicieuses havelis, maisons peintes à l’extérieur comme à l’intérieur et organisées autour de deux cours principales, celles des hommes et celles des femmes, constituent le trésor méconnu de la région du Shekhawati, au nord du Rajasthan.
 Aath Haveli, grand ensemble conçu pour
abriter huit frères

A partir du XVII è siècle, bien des marchands indiens vivant du commerce de la Route de la Soie, étoffes, épices, mais aussi teinture à l’indigo et trafic de l’opium, s’établirent dans cette région presque délaissée, dirigée par de petits seigneurs se faisant une guerre incessante, les takhurs, mais là passaient les caravanes. Le Shekhawati, qui fait partie du Rajasthan, se situe au centre du triangle formé par les villes de Bikaner, Jaipur et Delhi. On y parvient facilement en bus à partir de Jaipur. Encore ignoré des touristes, le Shekhawati est à découvrir loin des foules. C’est une campagne presque plate, bien moins riche que la vallée du Gange, qui annonce déjà le désert du Thar. En gardant comme base Nawalgarth, où quelques havelis bien restaurées ont été aménagées en hôtels confortables, on rayonne en taxi ou à moto dans la campagne environnante, sans oublier de s’arrêter dans les villages ou bourgades de Old Parsurampura, Dundlod, Mandawa ou Fatehpur.

Restauration des fresques de la Jivrajkha Haveli

Fresque de la même Haveli


Nawalgarth, de prime abord une ville fantôme
          Quand on arrive en bus de Delhi à Nawalgarth à 5h 30 du matin, bien  hébété de fatigue, on est heureux de trouver aussitôt, comme surgis de nulle part, quantité de conducteurs de tuck-tuck, vélo traînant une petite remorque à capote, ou rickshaw, minuscule voiture à moteur de mobylette. Comme d’habitude aussi en Inde, tous se disputent pour être choisis et la discorde dégénère parfois en vraie bagarre, jusqu’à ce qu’un mystérieux accord s’établisse et qu’un conducteur s’empare avec autorité de votre bagage. Il ne vous reste plus qu’à vous asseoir dans le rickshaw, moins cher et plus rapide que le vélo, et à donner l’adresse de l’hôtel de votre choix, sans laisser le chauffeur vous imposer le sien. Il faut aussi discuter du prix à l’avance, une course moyenne ne devant pas excéder 150 roupies, soit dix euros.


Haveli squattée à Nawalgar

Vieille femme vivant dans une ancienne Haveli de Nawalgar

Hautain chameau d'une Haveli de Nawalgar
transformée en école
Cour intérieure de la Bhagton-ki-Haveli

          Dans la brume du petit matin, Nawalgarth figure une ville fantôme aux maisons quasi ruinées, aux trottoirs et aux routes défoncés, jonchés de tas d’ordures jamais ramassés que se disputent chiens errants, biquettes, vaches sacrées, singes et dromadaires. Comme partout en Inde, sans doute, mais en plus négligé. S’il a plu, la moindre ruelle se change aussitôt en torrent boueux charriant des immondices dont il vaut mieux ignorer la provenance. C’est une ville qui se mérite, se livre peu à peu à qui fait l’effort de la découvrir.
          The Grand Haveli, ancienne maison d’un marchand du XIX è siècle faisant commerce de thé, café, soie et épices, a retrouvé sa splendeur passée en devenant un hôtel et les fresques restaurées se patinent heureusement sous l’effet conjugué des ans et de la mousson. Le mobilier de style victorien, en acajou et tek, est tourmenté et confortable, mais la fontaine de la cour principale reste vide – les bassins étaient autrefois remplis, nettoyés et jonchés de pétales de fleurs chaque jour par les innombrables serviteurs. De même, les pots des patios n’exhibent que des fleurs rachitiques. Curieux, dans cette région de chaleur humide, mais c’est une constance dans presque chaque haveli.

Délicates fresques de la même Haveli

Naïf bateau à vapeur de la même Haveli

          Tôt le matin, c’est un bonheur de cheminer par les ruelles encore fraîches. Les femmes ici ont troqué les saris pour de lourdes jupes très amples et corsages tout scintillants de paillettes, leur voile, transparent et souvent rouge, semblant tenir comme par magie sur leur crâne, masquant parfois le visage. Les hommes arborent des turbans multicolores et compliqués, symboles de leurs castes, famille, région ou métier exercé, et des moustaches impressionnantes. A la lumière du jour, chaque maison ou presque se révèle être une ancienne haveli dont les fresques s’émiettent souvent sur le trottoir ou se parent d’affiches et de tags sans que personne s’en offusque. Certaines sont fermées, d’autres vaguement surveillées par des gardiens. Beaucoup sont squattées par des familles pauvres ou même des animaux. Toute cette beauté moribonde agonise dans l’indifférence générale.
A Fatehpur, une truie est l'unique habitante
de cette Haveli
qui en sont la plupart du temps toujours propriétaires, même s’ils habitent à présent Dehli, Kolkata ou Mumbay (ancien Bombay) et s’en désintéressent.



A Fatehpur encore, une Haveli presque en ruine

Toujours à Fatehpur, le peintre français
Nadine Leprince a merveilleusement restauré une Haveli

          Certaines des fresques qui recouvraient autrefois tous les murs sont encore bien conservées. Eléphants ou drôles de dromadaires à la fière démarche des caravanes de jadis y sont représentés à côté de scènes de chasse ou peintures religieuses. De ravissantes jeunes femmes à leur toilette se parent en attendant l’aimé, les danseuses et les musiciens réjouissent les convives. Le plus étrange est la représentation naïve de voitures, navires, trains ou avions anglais que les peintres n’ont évidemment jamais connus. A Nawalgarh, presque toutes les maisons sont peintes, même les plus modestes. Artisans ou squatters se sont installés parmi les restes d’admirables fresques en train de disparaître, dont nul ne semble se soucier.


Pour sa part, Nadine Leprince se bat pour sauver ces
splendeurs en grand danger


Old Parsurampura, un tombeau relatant l’épopée de Ràma
          Chaque hôtel peut vous fournir un taxi et chaque gamin vous servir de guide s’il parle anglais. Il affirmera toujours le faire gratuitement, mais vous demandera un peu d’argent le dernier jour. C’est l’usage ! En revanche, s’il s’agit d’un brahmane (la plus haute caste même s’il est pauvre, ne l’oublions pas, il ne vous réclamera en principe rien, sauf peut-être une obole pour son temple). Ce vieux village ignoré des touristes, situé à 18km à l’est de Nawalgarh, renferme un merveilleux tombeau que l’on vous ouvrira contre un petit bakchich, vingt roupies par exemple. Tout l’intérieur de la coupole est illustré de délicates fresques rouges et brunes, réalisées vers 1750 pour le takhur Sardulsingh et illustrant la bataille de Ràma contre la ville de Lanka. On y voit des images de la cour, des scènes de luttes ou de chasse au tigre, des batailles, la représentation du paradis et de l’enfer, puis les dix réincarnations du dieu Vishnou. Un temple de la même époque et la Sarata Haveli, un peu plus tardive, valent aussi une visite.
Chambre à l'hôtel héritage de Mandawa

Fresques rehaussées d'or de la Dhunjhunwah Haveli

Grand réservoir d'eau à l'abandon de Fatehpur

Femmes se rendant au sanctuaire de Ganesh,
le dieu de la prospérité à tête d'éléphant

Ablutions au sanctuaire de Ganesh

          Il faut revenir sur ses pas jusqu’à l’entrée de Nawalgarh et tourner cette fois sur la gauche pour découvrir la paisible bourgade de Dundlod, son fort aménagé en hôtel, la haveli devenue musée de la famille Goenka, maintenant l’une des plus riches de Kolkata. Partiellement restaurée, elle comprend encore meubles et ustensiles de cuisine, ainsi que de belles fresques dans la seconde cour.

Mandawa et ses fresques peintes à l’or pur
Même si elles font la renommée de la ville, une seule haveli en possède, la Jhunjhunwala, qui le proclame fièrement sur ses murs. C’est vrai que ces dessins rehaussés d’or (il y en aurait trois kilos sur les murs) et brillant doucement à la lumière sont magnifiques. Cet or était d’ailleurs réservé aux pièces attribuées aux invités. L’une d’elles sert maintenant de boutique de souvenirs. Tout près, la Saraf, la Mohan Lal Saraf datant de 1870, la Gulab Rai Ladia de la même époque, avec une curieuse scène d’amour dans un train, ou la Chokani construite vers 1920 et bien sûr en meilleur état donnent une idée de la vie fastueuse qui se déroulait dans ces villes aujourd’hui à demi mortes.

Des réservoirs aussi beaux que des palais et la haveli d’une Française
          Sur la route de Fathepur, perdu dans la montagne, un immense réservoir d’eau aux monumentaux escaliers permet d’imaginer les jardins et les bassins qu’entretenaient autrefois ces marchands épris de beauté. Il est à présent vide et abandonné. Tout près, le temple de Ganesh est dédié au dieu de la prospérité à tête d’éléphant. Un autre porte l’effigie d’Hanuman, allié du héros légendaire Ràma, ce qui explique le caractère sacré des singes que l’on nourrit et ne doit jamais tuer, d’où leur prolifération parfois redoutable. La vache aussi est sacrée et vaque en liberté à ses petites affaires dans toute ville indienne, obligeant souvent les voitures à de brusques arrêts. Du pis de son ancêtre s’écoulèrent en effet, à l’aube des temps, les eaux du Gange, le plus vénéré des fleuves indiens.
Brahmane gardien du sanctuaire de Ganesh

Femme portant ses offrandes à Ganesh

Petit commerce installé dans une
Haveli ruinée de Nawalgath

          Si le réservoir est tari, un vaste bassin servant aux ablutions des fidèles et où l’on peut nager comme dans une vraie piscine s’étale aux pieds du temple. Femmes et hommes s’y baignent dans une ambiance de joie bruyante, une corde délimitant en principe un espace que la gente masculine ne doit pas franchir – ce qui reste un pur principe, comme souvent en Inde ! Aux alentours fleurissent bien sûr les innombrables échoppes vendant guirlandes de fleurs ou de tissus dorés. Comme souvent dans la campagne, des voiles de mousseline rouge couvrent le visage des femmes qui entrent bien sûr tout habillées dans l’eau, même si nous savons depuis longtemps que le « t-shirt mouillé », à l’honneur lors des fêtes de plages européennes, reste plus sexy qu’un maillot !
Plafond peint du Takhur de Old Parsurampa relatant la bataille
du héros Rama contre la ville de Lanka

          Fatehpur est sans doute la plus dégradée de ces villes et les havelis y sont en piteux état… sauf une ! Là, les tas d’ordures rivalisent de hauteur et de pestilence, les rues sont transformées en canaux nauséabonds à la moindre averse. Une haveli devenue sanctuaire, la Krishna Mandir, est à peu près entretenue et la Singhania, un peu en dehors de la ville, exhibe de gracieux danseurs, mais celle qu’il faut voir appartient à un peintre parisien, Nadine Le Prince. Elle a acheté et fait somptueusement rénover la maison qui appartenait à la famille Devra et a ouvert dans cette haveli une galerie d’exposition. Très active à Fatehpur, elle se bat pour que la municipalité entretienne mieux les rues, évacue les eaux usées et se préoccupe de l’hygiène indispensable – un mot semblant presque inconnu ici. Elle a même réussi à faire débloquer au ministère de la Culture et du Tourisme de Delhi une somme importante destinée à faire rénover toutes ces havelis en ruines, qui ne sont plus fréquentées que par les chiens, vaches et porcs… La somme a été envoyée à la municipalité, mais aux dernières nouvelles, elle se serait perdue en chemin… Eternel problème d’un pays corrompu. Jamais découragée, Nadine repart à l’assaut des ministères pour tenter de préserver cette richesse si menacée du Shekhawati.


mercredi 2 mai 2018

FASCINANTS MAYAS

Les Mayas d’hier et d’aujourd’hui

Mère et fille Mayas à Antigua

Cette civilisation datant de 3000 ans avant JC et qui a perduré jusqu’à la conquête espagnole, au XVI è siècle, existait sous forme de cités-états et occupait sud du Mexique, Yucatan et Chiapas, Belize, Guatemala,  une partie du Honduras et Salvator. Aujourd’hui, les Mayas représentent 60% de la population et vivent d’agriculture et d’artisanat.

La civilisation maya

Chichen Itza, le castillo au Mexique

Aire du jeu de pelote à Uxmal au Mexique

Pyramide d'Altun Ha au Bélize

On distingue trois périodes principales dans cette brillante civilisation :
. La période préclassique va de 3000 ans av.J.-C. à 250 apr. Les tribus nomades venues d’Asie par le détroit de Béring se sédentarisent.
. La période classique,  de 250 à 900 apr. J.-C., représente l’apogée de la culture maya. De vastes cités pourvues de centres cérémoniels se construisent.
. La période postclassique, de 900 apr.J.-C. à la conquête espagnole, connaît un déclin dû à une période de sécheresse durant le X è siècle et à l’invasion des Toltèques venus du nord du Mexique. La vulnérabilité des Mayas aux maladies occidentales et les rivalités entre cités ont facilité la tâche de Pedro de Alvarado, lieutenant de Cortés qui s’empare de cette vaste région en moins de deux ans, avec 400 soldats espagnols, et une armée indigène.
Cette civilisation se caractérise par ses connaissances en mathématiques et astrologie, art et architecture, son écriture complexe, son organisation agricole. Le calendrier maya, basé sur des cycles de vingt ans, a fait parler de lui ces derniers temps, bien des experts l’ayant interprété en annonçant la fin du monde pour un certain 21 décembre 2012… De même que les Arabes, les Mayas avaient inventé le zéro, organisé l’année solaire en 365 jours et prédisaient l’avenir grâce aux astres.
Même s’ils avaient découvert la roue comme en témoignent des jouets trouvés dans des sépultures, ils ne l’utilisaient pas et ont connu le fer grâce aux Toltèques. Si leur agriculture était développée, d’immenses champs où étaient cultivés maïs, patates douces, haricots, manioc, tomates, café, cacao et arbres fruitiers entouraient les cités, les Mayas ne pratiquaient pas l’élevage.
Ce fut un Soviétique, Youri Kronozov, qui déchiffra dans les années 1970, durant la guerre froide, les secrets de l’écriture maya en identifiant la plupart de leurs glyphes.

Prodigieuse cité de Tikal dans la jungle du Guatémala

La religion maya

Stèle de Copan au Honduras

Ce terme « maya », qui vient du mot maïs, dit assez l’importance de l’agriculture dans leur civilisation et leur conception de la création du monde, l’homme ayant été forgé à partir d’un épi de maïs.
Un long poème épique écrit en langue quichée sur des écorces d’arbres peu après l’arrivée des Espagnols et transcrit par un père chrétien, le Popol Vuh, explique les principaux aspects de leur religion. Le dieu créateur était le fameux serpent à plumes, le Kukulcan (l’équivalent de Quetzalcoatl pour les Aztèques), symbolisé par le splendide oiseau du même nom, le quetzal, symbole du Guatémala et nom de la monnaie de ce pays. Les fresques découvertes à Bonampak montrent aussi un peuple belliqueux. Lors des grandes cérémonies religieuses, le roi et sa cour se perçaient les chairs pour laisser couler leur sang et communier ainsi avec leurs dieux. Et les grandes pratiques divinatoires s’accompagnaient de sacrifices d’animaux et même d’humains.
Dans tous les sites mayas, généralement près des grandes pyramides que les espagnols appelèrent à tort « castillo », château, et qui servaient à célébrer les événements religieux, il y avait un « jeu de pelote ». Ce jeu rituel, disputé par deux équipes de sept joueurs chacune, symbolisait leurs croyances. La course de la balle correspondait à la trajectoire du soleil, les anneaux vers lesquels les joueurs dirigeaient la balle indiquaient la direction du coucher et du lever du soleil et le terrain de jeu lui-même symbolisait la terre. L’issue du jeu révélait la volonté des dieux pour résoudre un problème, aussi bien politique qu’agricole, et se concluait par le sacrifice de l’équipe perdante.

Les Mayas aujourd’hui

Collection d'art naïf à Antigua au Guatémala

Sur toute l’étendue de cet empire maya à cheval aujourd’hui sur cinq pays d’Amérique latine, la société se divise en deux cultures, les Ladinos ou métis habitant les villes et possédant la majorité des richesses locales et les Indiens, toujours marginalisés et ne possédant que 20% des terres, même s’ils constituent 60% de la population. Ce fut au Chiapas, région la plus pauvre du Mexique qu’éclata le l er janvier 1994 la révolte des Indiens. Prenant pour modèle Emiliano Zapata, ils occupèrent San Cristobal de Las Casas, revendiquant leur droit à la terre, au logement, à la santé, à l’éducation, au travail et à la justice, mais aussi la reconnaissance de leur identité et de leur culture, alors que la Constitution du Mexique les ignore… En dépit des accords de San Andrés signés en 1996, rien n’a beaucoup changé au Chiapas… La moitié de la population amérindienne souffre de dénutrition, un tiers des enfants n’est pas scolarisé et des milliers de personnes restent exploitées par des bandes paramilitaires… Au Guatemala, indépendant depuis 1821, où les Mayas sont majoritaires, ils demeurent marginalisés.
Marché de San Pedro au Guatémala

Après plus d’un demi siècle de dictature, lorsque le président progressiste Jacobo Arbenz Guzman est élu en 1952 et redistribue plus de 900 000 hectares de terre détenus en majorité par le trust tout-puissant de la United Fruit à quelques 100 000 familles indiennes, la CIA organise le coup d’Etat du 27 juin 1954, faisant venir des mercenaires du Honduras pour installer au pouvoir le colonel Castillo Armas. Les Mayas sont à nouveau dépouillés, la guérilla éclate. Cette guerre civile a duré 36 ans et fait deux millions de morts, pour la plupart des Mayas. Aujourd’hui que règne la démocratie, les conditions de vie des paysans mayas restent difficiles, aggravées par la crise mondiale du café, leur principale ressource. L’église évangéliste, exploitant cette pauvreté mais créant temples, écoles, dispensaires, maternités et centres d’artisanat, a su s’implanter parmi la population indigène, leurs méthodes s’apparentant à celles des sectes… 

Le merveilleux lac d'Atitlan au Guatémala




EN VOYAGE N° 47 48




                               EN VOYAGE N° 47-48


A la Fête des Lumières à Rishikesh
                               SOMMAIRE :
                               . La magie de Santorin
                               . La Fêtes des Lumières à Rishikesh en Inde
                               . La vie de château à Champs-sur-Marne
                               . Ces regards...
                               . Auvers et  Vincent Van Gogh
                               . L'univers poétique de Io Marchand
                               . L'Istrie romantique
                               . Tout le charme d'Istanbul

jeudi 19 avril 2018

LA VIE DE CHÂTEAU

La vie de château à la fin du règne de Louis XIV

Champs-sur-Marne côté cour

 Tout proche de Paris et appartenant à présent aux Monuments Nationaux, le château de Champs-sur-Marne et son parc furent aménagés par l’architecte Jean-Baptiste Bullet de Champlain entre 1703 et 1707 pour le financier Paul Poisson de Bourvallais. Il passa ensuite à la princesse de Conti puis au duc de la Vallière. La marquise de Pompadour le loua durant deux ans. Très détérioré sous la Révolution, le domaine fut racheté et restauré par Louis Cahen d’Anvers en 1895, mais son fils dut s’en séparer. Il le donna à l’Etat en 1935, lui vendant le précieux mobilier que l’on peut toujours admirer aujourd’hui. Servant tout d’abord à recevoir les chefs d’Etat étrangers, le domaine fut ensuite ouvert au public et illustre la vie d’une famille de la grande bourgeoisie vers 1930.

Le grand salon aux trois baies cintrées donnant sur le jardin

Le salon chinois aux boiseries peintes par Hué

Le salon aux camaïeux

L'élégante salle à manger

Détail de la table

Le plan a été réorganisé au XIX è siècle, avec escaliers et pièces de service côté cour, grand salon aux trois baies cintrées et pièces de réception côté jardin, fumoir, salon chinois aux boiseries peintes par Huet vers 1748, salon rouge transformé en bureau, cabinet en camaïeu également peint par Huet, bibliothèque-billard, salle à manger aux vasques de marbre, chambre du maître de maison, salle à manger des enfants. Au premier étage desservi par un impressionnant escalier d’honneur se succèdent salon de musique et diverses chambres, boudoir et cabinets de toilette.

Une chambre demeurée dans son jus

La grandiose cage d'escalier

De charmants petits amours

Concert d'oiseaux de Jean-Luc Bichaud
Collection de globes de mariées

Jusqu’au 12 septembre prochain, l’exposition Vive la mariée campe dans les différentes pièces du château de Champ des toilettes et globes de mariées datant du XVII è siècle jusqu’aux années 1930.


Cabinet de toilette comme autrefois

Le tapis vert s'étendant jusqu'au grand bassin

Champs-sur-Marne côté jardin
Château de Champs-sur-Marne, 31, rue de Paris, 77420 Champs-sur-Marne, Tél. 01 60 05 24 43.

jeudi 5 avril 2018

CES REGARDS...

Ces regards...


"Et c'est parfois dans un regard, dans un sourire
Que sont cachés les mots qu'on n'a jamais su dire."

Yves Duteil

01. Maternité en jaune

02. Bonnet rose

03. Petit Bhoutanais


04. Rêverie
05. Tendresse

06. jeune Indienne

07. Petit coeur

08. Nomade du Thar

09. Voile rouge

10. Voile rose

11. Soleil noir

12. Pull gris

13. Dix-huit ans !

14. Fumée

15. Robe noire

16. Mélancolie

17. Lointaine

18. Pénombre