mercredi 20 janvier 2021

EN REPUBLIQUE DOMINICAINE

 

Chaleureuse République Dominicaine

Playa Blanca à Punta Cana

La République Dominicaine


Plus authentique sans doute que les diverses îles des Antilles françaises, submergées par le tourisme de masse, la République Dominicaine occupe les deux tiers de l’île de Saint-Dominque qu’elle partage avec Haïti. Ici, la population, à l’origine constituée d’Amérindiens Taïnos puis d’esclaves importés d’Afrique par les colons espagnols, ne boude pas ses visiteurs comme c’est trop souvent le cas en Guadeloupe ou en Martinique. L’accueil est toujours aussi chaleureux que musical.


De Punta Cana à Santo Domingo


Case à Villa Mella, banlieue de la capitale

Coiffeur en plein air à Villa Mella

Petite maison en dur à Villa Mella

Une escapade en République Dominicaine entre deux confinements dus à la pandémie prend bien sûr une plus forte saveur qu’en temps normal. Dès l’arrivée à l’aéroport de Punta Cana, à l’extrême est de l’île, on est dans l’ambiance des tropiques, même si la chaleur n’est pas excessive en ce mois de janvier. Les bâtiments sont ravissants, évoquant de vastes cases recouvertes de chaume, ponctués de végétation tropicale, fougères arborescentes, orchidées, flamboyants que l’on nomme ici les « arbres de l’amour », canas multicolores ou saman déployant ses branches en forme d’éventail. En dépit du confinement, il y a tout de même eu 51 vols à Punta Cana ce jour-là, beaucoup d’appareils étant marqués du sigle d’Air Caraïbes, qui a assuré notre transport.

La cinquantaine de journalistes de l’AJT (Association des Journalistes du Tourisme) invitée par l’Office du Tourisme du pays et dûment munie de ses tests négatifs, les formalités de douane et la récupération des bagages sont rapides. On embarque dans deux bus et en route pour Santo Domingo, la capitale. Près de deux cent trente kilomètres à parcourir, soit un peu plus de trois heures de trajet sur une autoroute en parfait état. A notre gauche, la mer des Caraïbes d’un bleu électrique, que l’on longe sur presque tout le parcours, mais la végétation n’est plus aussi luxuriante. Des arbustes chétifs, acacias surtout, abritent quelques cases fort pauvres, faites de bric et de broc. Rares sont les vrais villages. Dès six heures du soir, la nuit tombe brutalement, comme partout sous les tropiques.


Case à Villa Mella

La voiture est l'objet de tous les soins

Le basket est le sport national sur l'île

Une case somptueusement fleurie

Le Sheraton du front de mer George Washington, situé non loin de la vieille ville, a presque les pieds dans l’eau mais la côte rocheuse ne permet pas de se baigner en pleine mer. Restent la piscine et la vaste terrasse la jouxtant, où l’on peut prendre ses repas et assister à des performances de meringue certains soirs. La sensualité de cette danse traditionnelle du pays vaut bien celle des danseurs de tango ! La déco, très années 70, manque d’originalité et de chaleur en dépit d’une débauche de poinsettias ou « étoiles de Noël » dont les feuilles écarlates se reflètent dans l’eau d’un bassin. Le confinement vient d’être avancé à midi durant le week-end, ce qui va malheureusement restreindre nos visites…


Un chef indien Taïnos



Un peu d’histoire


On pense en général que les Amérindiens Taïnos ont habité l’île depuis le VII è siècle. Ce peuple aimable et peu belliqueux a bien accueilli Christophe Colomb lorsqu’il y débarqua à la suite du naufrage, le 25 décembre 1492, de la Santa Maria, la plus belle de ses trois caravelles que des plongeurs redécouvrirent et fouillèrent récemment. Même si le célèbre explorateur génois ne resta que peu de temps sur l’île qu’il baptisa Hispaniola, il eut un coup de cœur pour sa végétation exubérante et ses lagons à l’eau transparente, écrivant à son propos : « C’est une terre à désirer et, une fois vue, à ne jamais quitter. » Ce fut son frère cadet, Bartolomeo Colomb, qui s’y installa vraiment et fonda la petite ville de Nueva Isabela, quelques dizaines de maisons de bois bientôt détruites par un cyclone. Reconstruite un peu plus loin, sur la rive ouest de la rivière Ozama, rebaptisée Santo Domingo, elle donna son nom de Saint-Domingue à l’île et devint la capitale des Indes occidentales. Elle fut bientôt dotée des premiers édifices du Nouveau Monde : le premier hôpital, la première cathédrale et même la première université des Amériques. Malheureusement, les bonnes relations entre colons et Taïnos ne durèrent pas. Ces derniers furent bientôt réduits en esclavages, leur révolte si sauvagement matée que leur civilisation disparut.

Après trois siècles de règne espagnol, une occupation française puis haïtienne, le pays acquit son indépendance en 1821, avant d’être repris par Haïti, ce qui engendra une guerre d’indépendance jusqu’au 27 février 1844, date à laquelle la paix fut enfin signée entre les deux occupants de l’île. Un militaire de la garde nationale, un certain Rafael Trujillo Molina, appuyé par les Etats-Unis, renversa le président Horacio Vasquez en 1930 et s’autoproclama président de la République Dominicaine, état de fait qui dura jusqu’à sa mort en 1961.
Cette présidence fut en réalité une véritable dictature ayant bénéficié du soutient américain comme de celui du clergé, de l’armée et des classes aisées de l’île. Hostile aux migrants haïtiens débarquant sur l’île, Trujillo en fit massacrer plusieurs dizaines de milliers en 1937. Instaurant alors un véritable culte de la personnalité autour de lui, il sema le pays de monuments aussi grandioses qu’inutiles, fit partout ériger des statues à son effigie et rebaptisa la capitale Ciudad Trujillo. Il se faisait même appeler « Son Excellence le généralissime docteur Rafael Leonidas Trujillo Molina, Honorable Président de la République, Bienfaiteur de la Patrie et Reconstructeur de son indépendance financière ». Rien que ça ! Presse muselée, arrestations arbitraires, tortures, condamnation à mort de tout opposant à son régime, scandaleux enrichissement personnel alors que le pays ne cessait de s’appauvrir le rendirent de plus en plus impopulaire, jusqu’à l’exécution arbitraire de trois sœurs révolutionnaires le 25 novembre 1960. Considérées comme des martyres, Patricia, Minerva et Maria Teresa Mirabal sont devenues le symbole de la révolution anti Trujillo. Finalement abandonné par les Etats-Unis, ce dernier fut assassiné par des militaires dans sa voiture, lors d’un déplacement, le 30 mai 1961.

A Santiago "le monument"





 

A Santo Domingo, en musique dans le quartier populaire de Villa Mella

Maria sur le pas de sa case

Chez elle

 

Son modeste autel

 

Avec ses trois millions d’habitants, cette capitale de la République Dominicaine édifiée au sud du pays, au bord de la mer des Caraïbes, est l’une des plus vieilles villes de cette région. Dans son centre historique pavé et ceint de remparts, la Zone coloniale, on peut admirer tout un ensemble architectural du XVI è siècle, dont la cathédrale, le palais Alcazar de Colon dressé sur la Plaza de Espana et entouré de cafés animés. C’est l’un des plus beaux musées de la ville qui abrite des trésors du Moyen Âge et de la Renaissance, que l’on ne peut malheureusement visiter en ces temps de confinement.

En mémoire d'un défunt

Les musiciens sont venus

On entre dans la danse

 

Bien différente est l’ambiance du quartier populaire de Villa Mella. Plus qu’une ville, on dirait un village, une petite communauté serrée autour de son église en bois, composée de simples cases en planches ou en tôles, mais coquettes et peintes de teintes tendres, vert, bleu, jaune ou rose, voisinant avec des maisons de plain pied construites en dur, souvent pourvues d’une balustrade ouvragée. Et toujours, des couleurs pastel ou éclatantes. Maisons ou cases s’abritent sous des palmiers, cocotiers, éclatants flamboyants ou clérodendrum à la gerbe de fleurs rose pâle. Partout des jardinets soignés. Tandis que les gamins disputent une partie. de basket, le sport national, des femmes étendent la lessive du jour. Une foule nombreuse se presse à l’entrée de l‘église, la Ermita de la Virgen de la Dolorida, pour former ensuite une procession, chacun portant une bougie allumée.

La modeste église de Villa Mela

Les bougies pour la procession

 
Qui se fera bien sûr en musique

Chaque maison, même la plus pauvre, possède son propre autel. Profusion d’offrandes, d’images pieuses, de cierges, de crucifix, de statuettes saintes. Chez Dona Tatica, si le sol est en terre battue, la cuisine et l’unique chambre des plus rudimentaires, l’autel domestique n’est qu’un flamboiement de bougies et de fleurs.

 

Ménage et lessive à l'ordre du jour

Joie de vivre communicative des gamins

 

A trois cases de là, chez Maria, une bougie est allumée sur une petite table devant laquelle se recueille la famille. On commémore le deuxième anniversaire de la mort de son mari, Tonio, un ancien conducteur de car. Les joueurs de congos s’approchent. Leurs mains frappent en cadence les membranes bien tendues des tambours. Le rythme s’accélère. L’un des tambours est tendu d’un fin treillis en métal pour imiter le cliquetis des chaînes des esclaves de jadis. Les heures noires ne sont pas oubliées, même si elles sont célébrées par la musique et les tourbillons de la danse. Un couple se forme pour esquisser les pas et passes sensuelles du merengue. Puis une autre femme entre dans la musique, se joint étroitement au couple et l’un des deux premiers danseurs de quitter la piste et ainsi de suite. Ces musiciens et danseurs qui semblent de prime abord se divertir appartiennent en réalité à une congrégation religieuse datant du temps de l’esclavage : la Fraternité du Saint-Esprit, une communauté d’entraide en ces années plus que difficiles.

La beauté de la musique et de la danse, leur signification profonde ont fait classer en 2008 ces joueurs et danseurs de congos au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Un bel hommage. En observant de plus près tous ces tambours, on s’aperçoit qu’ils sont plus complexes qu’il n’y semble. Il y a d’abord deux tambours à deux membranes, le congo major et l’alcahuete, plus modeste, ne mesurant qu’une trentaine de cm de long, creusé comme un petit canoë, puis il y a celui à treillis métallique et les maracas que les femmes agitent en cadence. Jeunes ou âgés, sveltes ou bien en chair, elles font tourbillonner leurs jupes avec un bel entrain !

C’est à la Pentecôte surtout que le rituel du congo est le plus spectaculaire, les prêtres conduisant une procession animée au cours de laquelle chacun danse au rythme des congos, jusqu’à l’envol des colombes représentant le Saint-Esprit.

Lors d’un enterrement, on ne se contente pas de porter le cercueil, on le promène sur un char funéraire composé de trois étages. Au dernier, on peut apercevoir un mannequin à l’effigie du mort…

Quant au merengue, cette danse si lascive typiquement dominicaine, elle serait inspirée de la démarche chaloupée des esclaves travaillant dans les champs de cannes à sucre, enchaînés par la cheville … Car à Villa Mella, cette petite communauté où l’on vit encore au rythme du village et où chacun se tient les coudes et obéit au chef du village, un peu médecin, un peu chaman, la douleur est toujours sublimée, vite muée en musique, en chants ou en danses. Ainsi va la vie à Villa Mella…

La plantation de cacao de Las Pajas

 

Toujours en musique

La plantation de cacao

L'anarchie des fils électriques

Le miroitement des rizières

Le lendemain, cap vers le nord et San Francisco de Macoris, capitale de la province de Duarte, à environ deux heures de route de Santo Domingo. Nous roulons parmi forêts à végétation tropicale, rizières, plantations de cannes à sucre ou d’ananas. Des montagnes se profilent à l’ouest, ainsi le Pico Duarte qui culmine tout de même à plus de 3000 m, même s’il ne se couvre jamais de neige. Ce petit bourg de 157 000 habitants qui doit son nom à un ancien couvent de moines franciscains se niche dans la luxuriante vallée du Cibao, bordée de rizières et de plantations de cacao. De l’époque coloniale demeure l’élégant Hôtel de Ville, la grand place, la cathédrale Sainte Anne, le monastère de Getsemani et le jardin botanique de Duarte. 

Les hangars où l'on fait sécher les précieuses graines

La belle case à fresques abritant la fabrique

Grappe de cabosses

 

Nous voici dans la plantation de cacao de Las Pajas, non loin de la bourgade. La fabrique et la boutique s’abritent dans une ravissante maison de bois peinte de fresques bariolées évoquant la culture du cacao. A côté, de longs bâtiments bas, en planches aussi, servent à faire sécher les précieuses graines de cacao. A perte de vue, tout autour de la fabrique et de ses hangars, des cacaoyers bien alignés, arbres d’une dizaine de mètres de haut, aux larges feuilles persistantes d’un vert intense. Ils présentent à même les troncs ou poussant sur les maîtresses branches des groupes de grosses cosses ventrues de diverses teintes. Elles peuvent être vertes, d’un bel orangé, grenat ou jaune, couleur indiquant la maturité et le moment venu de la récolte.

Le cacao dont on fera le précieux chocolat est la poudre obtenue après le broyage de l’amende des fèves de cacao fermentées et torréfiées. Originaire du Mexique, cultivé il y a environ trois mille ans par les Mayas, le cacaoyer donnait à l’origine une boisson fermentée, donc alcoolisée, très énergétique. Ayant besoin d’ombre, cet arbre que l’on taille pour le réduire à six ou huit mètres de haut, se plaît à croître à l’ombre d’espèces plus grandes que lui, que l’on appelle « les mères cacao ». Il fleurit à l’âge de trois ans et peut alors donner ses fruits, les cabosses, tout au long de l’année, jusqu’à environ quarante ans. Chaque cabosse évoque un petit ballon de foot et peut peser jusqu’à 400 g. Un arbre donne en moyenne 150 cabosses par an, soit 6 kg de cacao. Ensuite, le cacaoyer peut se multiplier par semis, par bouturage ou par greffe, selon les espèces.

 

Machine à concasser

Obtention du cacao après barattage à la main

Tout se fait toujours en musique

L'intérieur d'une cabosse

Greffe d'un plan

A Santiago, la fabrique de cigares de la famille Fuente

Fresque naïve à Santiago

 

Un jeune homme entreprenant que cet Arturo Fuente, un Cubain ayant travaillé dans les plantations de tabac et connaissant bien l’art de la confection d’un cigare de qualité. Fuyant la dictature de Fidel Castro, il se réfugia en Floride et, à l’âge de 24 ans, y fonda une première fabrique de cigares, à base de tabac cubain et roulés à la main. Douze ans plus tard, il avait déjà 500 employés, mais un incendie ravagea fabrique et réserve de tabac. Il dut attendre la fin de la Seconde guerre mondiale pour reprendre son entreprise à zéro. Toute la famille s’y mit, travaillant dur dans un simple garage. Le plus jeune fils, Carlos, reprit ensuite l’entreprise qui vivotait. Avec l’embargo commercial contre Cuba en 1962. Carlos songea alors au tabac du Nicaragua et s’établit dans la vallée d’Esteli. Nouvel incendie en 1979, nouvelle faillite… C’est cette troisième fabrique, reconstruite cette fois en République Dominicaine, à Santiago, que nous visitons aujourd’hui. 

Carlos Fuente l'actuel propriétaire

 

Santiago, la capitale industrielle du pays, la ville où résident les plus riches familles de planteurs de l’île, aligne le long de sa Calle del Sol, la plus élégante de la cité, de magnifiques villas. Ici, point de bidonvilles, mais des monuments grandioses tels celui aux Héros de la Restuaration, le fort Saint Louis, le musée du tabac, le Grand théâtre de Cibao ou la Maison de l’Art. En fait, la petite colonie fondée par Colomb en 1495 sur la rive nord du Yaque del Norte, se nommait alors Santiago de los Trenta Caballeros, à cause des trente gentilshommes qui l’avaient édifiée. Elle aussi fut détruite par un tremblement de terre onze ans plus tard.

 A présent, les cigares Arturo Fuente sont fabriqués à partir du tabac familial, la plantation de 350 hectares s’étendant bien sûr à l’écart de la ville et pouvant produire trente millions de cigares par an. Ils toujours roulés à la main et vendus dans leurs propres emballages pour garantir leur fraîcheur, dans des boîtes élégantes, aux couleurs parfois surprenantes.

Fabrication des boîtes de cigares

Des coffrets multicolores

La célèbre enseigne

 

Aujourd’hui, la fabrique emploie plus de 3500 personnes. C’est un fier bâtiment de style colonial. Dans les multiples ateliers où l’on façonne, roule, affine les cigares, on travaille toujours en musique. Dans le patio central où glougloute une fontaine, de grandes fresques à la gloire de la famille Fuente décorent les murs. Sièges et établis sont des meubles peints de style espagnol. La visite de la fabrique se décline comme une ode à la réussite de la famille Fuente. Il y a même une reconstitution de la modeste maison familiale et la première voiture de Carlos est exposée en bonne place. Ne comptons pas les affiches, photos, tableaux à la gloire des Fuente et de leur grand ami Zino Davidoff, qui préférait, dit-on, leurs cigares à tout autre. 

On roule encore les feuilles de tabac à la main

Dans le patio

Puis on affine la forme du cigare

 

Même son de cloche à la plantation, une réplique de leur maison en Floride. Parc et jardins somptueusement entretenus, semés de grandes bâtisses de bois recouvertes de chaume, même sur les murs, pour abriter le personnel, le tabac mis à sécher, le matériel agricole ou les chevaux.

Affiche sexy

On arrondit le bout du cigare

 

La grande fierté de la famille Fuente est sa « fondation », installée dans un véritable petit village édifié à quelques kilomètres de la plantation pour accueillir quelques cinq cents enfants issus de familles défavorisées. Admis dès l’âge de 4 ans, jusqu’à la fin des années de lycée, à 16 ans – mais ils peuvent aussi obtenir une bourse de la famille Fuente pour continuer des études universitaires s’ils sont doués –,  ils reçoivent une excellente formation scolaire. Ils jouissent même de soins dentaires et médicaux gratuits. S’ils ne sont pas pensionnaires, ils ont droit à un copieux petit-déjeuner, un déjeuner et une collation dans l’après-midi. Ils peuvent également suivre des cours artistiques, musique, peinture, dessin, art dramatique – le théâtre est somptueux. Bien des cadres travaillant dans la fabrique sont d’ailleurs issus de cette fondation. Carlos Fuente tient à marquer ainsi qu’il n’a pas oublié les débuts si difficiles de sa propre famille et qu’il veut donner sa chance à chacun…

 

A perte de vue, les champs de tabac

Le signe du scorpion, celui du grand-père...

Une démonstration de haute-école

La musique, encore et toujours

Les bâtiments agricoles couverts de chaume

La plantation, semblable à leur maison de Floride

Sea, (sex) and sun à Punta Cana

Eaux turquoises et lagons, sexe si l’on veut et soleil toute l’année, forêt tropicale et ruissellement des cascades, parcs nationaux aux milliers de fleurs, rien ne manque à la carte postale de Punta Cana, ville et région du sud-est du pays, dans la province de la Altagracia. L’Unesco a même désigné ses kilomètres de plage au sable blanc comme faisant partie des plus belles du monde : Playa Blanca, Playa Bavaro, Macao, Cabeza de Toro et bien d’autres... Innombrables discothèques pour les fêtards, paillotes blotties sous les cocotiers ou club med, autant d’images, idylliques, certes, mais bien banales. Pour nombre de touristes, cela résume toute la république Dominicaine, ce qui serait bien réductif. Ajoutons tout de même les plaisirs de la plongée sous-marine, la découverte, peut-être, des lamantins et des baleines à bosses qui viennent s’y reproduire chaque hiver. Et, s’il y a des serpents, aucun n’est vénéneux – Eve n’est bien sûr pas passée par là ! On peut jouer au golf, s’essayer à la pêche au gros, nager avec les dauphins ou même avec les requins, mais derrière un grillage (point trop d’aventure, tout de même).

Danseurs à l'hôtel  Nicolas de Ovando

L'artisanat de l'île

Punta Cana, Resort & Club, la piscine

 

Les gourmands peuvent déguster le arroz con habichuela, le pica polla ou le ragoût de sancocho, mais la cuisine n’est pas le point fort de la République Dominicaine. Comparée à celle du reste des Caraïbes, elle peut même sembler assez fade. Bien sûr, on se rattrape avec le rhum de l’île, consommé en cuba libre à base de rhum et de coca, pino colada au jus d’ananas ou mamajuana aux épices ! Petit bémol, avant l’heure du rhum, variant selon les établissements, ce n’est pas l’heure et les serveurs, hiératiques et intraitables, s’obstinent à vous servir des jus de fruits, certes très exotiques, mais dépourvus du moindre alcool… Nul n’est parfait !

 

Le sable blanc de la Playa Blanca

Assortiment d'entrées

Le bar de la Playa Blanca

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Carnet d’adresses :

. Air Caraïbes, 4, rue de la Croix Nivert, 75015 Paris, Tél. : 0 820 83 58 35

. Hôtel Sheraton, av George Washington 365, Santo Domingo 10205, République Dominicaine, Tél. : 1 809-221-6666

. Hôtel Nicolas de Ovando, calle Las Damas, Santo Domingo 10210, République Dominicaine, Tél. : 1 809-685-0955. Edifié sur les remparts, il est pourvu d’un ravissant patio.

. El Sendero del cacao, Las Pajas, San Francisco de Macoris, République Dominicaine, Tél. :  1 809-547-2166

. Procigar, av Longitudinal 10, Santiago de los Caballeros, 51000 R&publique Dominicaine, Tél. : 1 809-580-4754

. Punta Cana resort & club, Punta Cana 23000, République Dominicaine, Tél. : 1 809-950-2222

. A lire absolument, Les déracinés de Catherine Bardon aux éditions Pocket, contant l’exil forcé en République Dominicaine d’une famille juive obligée de fuir la Vienne des nazis. Sensible, émouvant, passionnant enfin.