lundi 18 novembre 2013

FEERIE

                                        Chantilly by night

 


Le féerique château de Chantilly semblant posé sur l'eau

Une bibliothèque exceptionnelle pour un prince collectionneur

La Grande Galerie où l'accrochage est resté tel que l'avait imaginé
le duc d'Aumale


Dîner entre amis aux chandelles à Chantilly, dans la belle salle voûtée du restaurant, après une visite privée de cette somptueuse demeure, Tintine se croirait revenue au temps du Grand Condé, lorsqu’il attendait le retour de la faveur royale, ou, au XIX è siècle, dans le château agrandi et embelli par le duc d’Aumale. Il y recevait l’élite intellectuelle et artistique de son époque pour lui faire admirer ce qu’il avait de plus cher au monde, ses précieuses collections de tableaux et de livres rares, dont un manuscrit en sanscrit !
 
La sainte famille de Salvi

Marie-Antoinette dauphine

Portrait de Simonetta Vespucci par  Piero di Cosimo

Marie-Caroline de Naples par Mme Vigée-Lebrun
 La visite commence par l’immense Galerie des Cerfs, ainsi nommée pour la suite de tapisseries des Gobelins qui y sont accrochées et qui figurent les chasses de l’empereur Maximilien, représentées d’après les cartons de Bernard van Orley. C’était aussi la salle à manger d’apparat du prince collectionneur qui légua son domaine enchanté à l’Institut de Franc en précisant que rien ne devait sortir de Chantilly et que l’accrochage des tableaux devait demeurer tel qu’il l’avait conçu. C’est ainsi que l’on peut voir, dans la vaste Galerie de Peinture, disposées un peu pêle-mêle, des œuvres de Carrache, Guido Reni ou Salvator Rosa, des peintures historiques de Philippe de Champaigne ou de nombreux sujets orientalistes rappelant l’amour du duc d’Aumale pour l’Algérie où il s’était illustré par la célèbre prise de la smalah d’Abd el-Kader. Les quelques huit cents tableaux de Chantilly sont encore exposés dans les galeries dites du Logis, dans la Salle Clouet où sont représentés la plupart des rois et princes français de la Renaissance ou la Salle Caroline, du nom de la duchesse d’Aumale, Marie-Caroline de Bourbon-Sicile ou encore le Salon d’Orléans, consacré aux dentelles et porcelaines, la Salle Isabelle et bien d’autres.

Sous le dôme de la Tribune, le duc d’Aumale avait rassemblé ses chefs d’œuvre, dont le célèbre portrait de Piero di Cosimo, des œuvres de Poussin, Champaigne, Prud’hon ou Delacroix…
 
Le Grand Salon et ses meubles de cour

Détail des boiseries

Le petit salon à la harpe
 

Arpenter la nuit la suite des appartements princiers parfait l’illusion d’être devenu un hôte de  marque. Boiseries de rêve dont les ors brillent doucement, panneaux peints, salon oriental illustré de charmants petits singes, galerie du Grand Condé rappelant ses victoires et son désir de s’amender, charmant petit salon à la harpe et collection de meubles royaux. De coûteuses rénovations en cours rappellent l’amour de l’Aga Khan pour cette demeure privilégiée, mais si lourde à entretenir… Champagne pour se sentir le cœur à la fête, puis dîner intime dans la belle salle voûtée du restaurant que l’on peut louer, le temps d’une féerie, pour déguster foie gras, agneau ou suite de déserts bien sûr agrémentés de la célèbre crème Chantilly que le chef réalise sous les yeux des convives.

 


Le restaurant de La Capitainerie, situé sous les voûtes
de la cuisine de Vatel


En note :

. Restaurant La Capitainerie, situé sous les anciennes cuisines de Vatel, voir restaurant@domainedechantilly.com; Tél. 03 44 57 15 89 (pour individuel) et 03 44 27 31 74 (pour les groupes), afin de vous prendre, l’espace d’une soirée, pour les maîtres de Chantilly… Ou plus modestement, un salon de thé est ouvert de 12h à 17h45 !

. Créée en 2005 par Son Altesse l’Aga Khan, qui partage l’amour des chevaux de son père et son grand-père, la Fondation pour la sauvegarde et le développement du domaine de Chantilly, s’occupe aussi des fameuses écuries de Chantilly. L’Institut lui a donné vingt ans pour mener à bien cette mission.

mercredi 6 novembre 2013

COUP DE COEUR


Appelez la sage-femme de Jennifer Worth,

chez Albin Michel

 

On ne connaît guère ce nom en France, tout d’abord parce que la série Call the Midwife n’est pas encore arrivée en France et ensuite parce que c’est l’unique livre d’un auteur aujourd’hui disparu. Témoignage bouleversant du quotidien d’une jeune infirmière de 23 ans apprenant le « métier » de sage-femme dans un couvent situé dans l’East End londonien, le quartier des docks, de l’Ile aux Chiens et de White Chapel, l’un des plus dangereux de Londres dans ces années cinquante, ce livre se lit comme un roman. Ce mot de métier est placé entre guillemets, car durant des siècles, le savoir des sages-femmes n’était pas reconnu par la médecine légale, certaines n’ayant d’ailleurs aucune espèce de formation. Et les premières à forcer le respect des médecins furent ces religieuses diplômées, qui pratiquaient dans les coins les plus « chauds » de Londres et formaient des jeunes infirmières à leur futur métier de sages-femmes.. Chaque chapitre est consacré à l’un de ces personnages hauts en couleurs que fréquenta Jennifer lors de ses épuisantes années d’apprentissage chez les sœurs de la communauté de Nonnatus House. Le style, à la fois simple et direct, renforce la puissance de ce témoignage où la vie côtoie la mort en des pages tour à tour drôles, sensibles, pratiques et toujours émouvantes.

L’on rencontre ainsi les belles figures de Chummy, sœur Monica Joan, figure dévouée, aristocratique et d’une grande culture, égarée parfois dans son courageux passé, sœur Evangelina, les membres de l’équipe médicale d’urgence, le cas pathétique de Mrs. Jenkins, ayant connu l’abomination des Work Houses, ces hospices pour les pauvres ressemblant surtout à des prisons, où cinq de ses six enfants sont morts loin d’elle, où ce couple extraordinaire, Conchita et Len Warren, aussi amoureux qu’au premier jour, toujours unis dans l’adversité pour attendre la naissance de leur… vingt-sixième enfant…

lundi 4 novembre 2013

LES BONS PLANS DE TINTINE


 
 

Tintine à la rencontre de Charlot

Le splendide et futuriste Rolex Learning Center

 

Sa bibliothèque

Si Tintine avait connu, vu du ciel, ce gruyère percé de beaux trous bien ronds, le Rolex Learning Center de Lausanne, vaste bâtiment futuriste conçu pour les étudiants et comprenant plus de 500 000 volumes, surtout scientifiques, nul doute qu’elle aurait suivi ses études parisiennes avec davantage d’assiduité ! Situé en plein centre du campus, ce bâtiment de 88 000 m2 sans escaliers, ondulant avec douceur à travers l’espace, est bien sûr une prouesse d’architecture contemporaine alternant de façon désinvolte espaces couverts et découverts, soit pas moins de quatorze cours intérieures ! Rien n’y manque, la vue sur le lac Léman et les Alpes, les espaces d’exposition, la bibliothèque bien sûr, l’amphi pouvant accueillir 600 personnes, le cybercafé et la cafétéria, les aires de travail ou de repos. On y croise des étudiants heureux et, on l’espère dans un pareil lieu, performants !

Les féeriques bords du lac Léman à Montreux

 

Ponctués d'amusantes sculptures
 
 
Le Montreux Palace évoquant la Belle Epoque

Et sa salle à manger raffinée

 

Une autre amusante sculpture
Pour rester dans le domaine de la culture, Tintine s’est ensuite lancée, le temps d’une jolie balade à Montreux sur les rives ensoleillées du lac Léman, sur les traces des principaux musiciens ayant fait le renom de cette ville et de ses festivals : le groupe Deep Purple et Freddie Mercury surtout. Ses palaces dont le Montreux Palace, ses jardins, le casino, l’ancien studio d’enregistrement considéré jusqu’aux années 80 alors comme le plus performant du moment, la douceur de vivre ce cette nouvelle Riviera ont fait de cette petite ville un séjour enchanté que prisaient déjà Igor Stravinski ou Jean-Jacques Rousseau.

 












Dans le Jardin des Célébrités, une statue de Nabokov,
l'éternel amoureux de sa Lolita

Charlie Chaplin au naturel ou presque

Oona, sa quatrième épouse et son grand amour


Toute la petite tribu posant pour Match


Rien d’étonnant à ce que l’immense Charlie Chaplin, le Charlot romantique, éternel amoureux éconduit, devenu indésirable aux States lors du McCarThisme, ait cherché sur ses rives un refuge où vivre avec sa quatrième femme et leurs dix enfants. Et ce fut le manoir de Ban, à Vevey, une grosse bâtisse sans grand caractère, mais pourvue d’un vaste parc et admirablement située en bordure du lac ! Charlie Chaplin l’acheta pour sa petite famille,  Oona et les huit enfants qu’elle lui donna – il en avait eu deux autres. Tous deux y finirent leurs jours. On peut encore voir la chambre aux lits jumeaux à baldaquins où il est mort le matin de Noël, le 25 décembre 1977.



Chaplin, l'homme-orchestre, derrière la caméra

Le Kid, qui évoquait sa propre enfance

Charlot, l'éternel vagabond...

Cherchant dans cette émouvante et vaste demeure presque vide les souvenirs du héros de son enfance et de ses films préférés, Les temps modernes, Le Kid, Le Dictateur, Tintine pouvait sans mal imaginer l’existence retirée et heureuse de cette petite tribu. Des photos, des affiches, quelques meubles suffisent à animer la grande ombre de Chaplin. Ses descendants vont bientôt remeubler la maison de leur enfance, un musée consacré à ses films sera construit et inauguré en 2015. On peut toujours se recueillir sur les tombes jumelles de Chaplin et de celle qui fut son grand amour.

 


Le manoir de Ban qui sera bientôt remeublé et doté
d'un musée

La salle à manger où se réunissait toute la famille

Son bureau

Leur chambre où il s'éteignit un matin de Noël

Sa tombe fleurie par des admirateurs anonymes




Le lendemain, après avoir dépassé en train les puissantes forteresses de Chillon, plantée au bord du lac ou de l’Aigle, située parmi ses vignobles, Tintine embarque dans un petit train pour rire à crémaillère, gravissant bravement les forêts pentues des Alpes du Léman jusqu’au sommet de la Berneuse. Elle ne s’attendait pas aux deux mètres de neige fraîche récemment tombée et ses simples tennis se révèlent des plus inconfortables sur le petit chemin glissant et non damé menant au restaurant tournant le Kuklos, situé à 2048 m d’altitude. Le temps d’un repas, le panorama change subtilement sur 360 °. C’est tour à tour l’émerveillement de contempler les sommets tout blancs de l’Eiger, du Mont-Blanc, du Cervin ou les Dents du Midi. Le soleil est toujours au rendez-vous. Deux moniteurs intrépides ouvrent une piste, frôlant les abîmes.

 
Soirée musicale et médiévale à l'abbaye de Romainmôtier


Le lac Léman bordé de sommets neigeux vu du restaurant tournant


Les copain et copines pataugeant avec entrain dans la poudreuse

Comment y aller :

Au départ de la gare de Lyon en 3h 30 par le TGV Lyria, voir www.geneve-tourisme.ch/fr.

Où dormir :

A Lausanne à l’hôtel Alpha-Palmiers, 34, rue du Petit Chêne, Tél. : 41 21 55 55 999 ou à l’Agora Swiss Night, 9, av du Rond-Point, Tél. : 41 21 55 55 955, tous deux jolis et confortables, bien situés en centre ville.

Où manger :

Près de Montreux, à Corsier-sur-Vevey, au café restaurant Le Châtelard, 1, Sentier des Crosets, Tél. 021 921 19 58, bon menu typiquement montagnard, arrosé du vin des vignobles de ce riche terroir.

Où se renseigner :

A l’office du tourisme du Canton de Vaud, 60, av d’Ouchy, case postale 164, 1000 Lausanne 6, Tél. : 41 21 613 26 26 et www.region-du-leman.ch

dimanche 3 novembre 2013

L'ART BRUT


Au château de Beaulieu, à Lausanne,

la collection d’art brut de Jean Dubuffet
 
Jean Dubuffet

Aloïse devant l'un de ses tableaux

De grandes poupées aux yeux vides...

Qui n'aiment qu'ellesèmêmes...

L'univers enfantin et onirique d'Aloïse
 
 
 
Un art instinctif
Amoureux d’un art qui serait affranchi de tout contexte culturel ou social, Jean Dubuffet s’est toute sa vie passionné pour les créations marginales de pensionnaires d’hôpitaux psychiatriques, détenus, êtres asociaux ou marginalisés, enfin n’importe quelle « opération artistique toute pure, brute, réinventée par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions ». Il rassembla ainsi plus de 60 000 œuvres de 400 auteurs, cette collection étant la propriété de la Compagnie de l’art brut, fondée en 1948. Devant le peu d’enthousiasme que suscita cette collection auprès des officiels français et en particulier d’André Malraux, il accepta l’offre de la ville  de Lausanne et la lui légua. Elle fut ainsi exposée pour la première fois dans son intégralité en 1976 dans ce château de Beaulieu datant du XVIII è siècle, ensuite agrandi et réaménagé. Les artistes sont des fous, des criminels, des êtres en marge dont les œuvres expriment la plupart du temps un cri, une souffrance ou parfois un charmant univers enfantin de petite fille croyant encore en la venue du prince charmant, telle l’artiste devenue célèbre bien malgré elle, Aloïse Corbaz, mieux connue sous le nom d’Aloïse.

 
 

Fresque puissamment bariolée d'August Walla

Cet art, inné et impulsif, jamais appris dans une quelconque école, non destiné à être commercialisé, servit souvent à canaliser les pulsions suicidaires ou violentes de leurs auteurs ou à aider des fous ou des autistes à s’exprimer. Ces œuvres d’art brut peuvent se révéler sous forme de dessins, peintures ou pastels, sculptures sur bois, pierre, assemblages de coquillages (Pierre-Désir Maisonneuve), laines ou rebuts de toute sorte, broderies (Madge Gill) ou n’importe quels travaux d’aiguilles. Elles peuvent être de toutes tailles, exprimer un univers magique ((Henry Darger) ou ténébreux (Adolphe Wölfli ou Laure Pigeon), donner forme à d’étranges créatures ( Curzio Di Giovanni, Heinrich Anton  Mûller, Johann Hauser ou Carlo Zinelli) ou à un monde rêvé.

 

Collection de l’Art Brut Lausanne

11, av des Bergières, CH-1004 Lausanne, Tél. : + 41 21 315 25 70 et www.artbrut.ch

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Masques de glaise de Stanisla Zagajewski


Sortes de marionnettes d'ombre de Carlo Zinelli

Poisson fait de coquillages de Paul Amar

Collection de l'Art Brut :
11, av des Bergières, 1004 Lausanne, Tél. : 41 21 315 25 70 et www.artbrut.ch

LA MORT DE JAURES


2014 : le Tarn célèbre le centenaire de la mort de Jaurès

Jean Jaurès, le tribun du socialisme

Sa maison natale à Castres


Enfant avec son frère
 
Jean Jaurès, ce grand homme qui ne mesurait qu’1m67, est aussi considéré comme le premier mort de la guerre de 14-18, lui qui s’est tant battu pour la paix.

 
Une vie d’engagements

Jean Jaurès naquit à Castres le 3 septembre 1859, dans une maison modeste dont on peut encore voir la façade au 5 de la rue Réclusane, aujourd’hui rue Sœur Richard, mais il ne reste rien de l’intérieur de cette demeure de la famille Barbaza appartenant à ses grands-parents maternels, à présent propriété privée. Il fut élève au collège de la même ville qui porte aujourd’hui son nom et où il prononça son premier discours politique à l’âge de 17 ans. Diplômé de Normal Sup, écrivain et journaliste, il se voua très tôt à la politique, devenant à vingt-six ans le plus jeune député de France. Lui qui écrivait : « Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel » n’a jamais craint de s’engager et de prendre violemment position pour les plus humbles, allant sur le terrain, notamment en 1892, lors de la grève des mineurs de Carmaux. Devenu dès lors le porte-parole de la classe ouvrière, il mit à son service ses talents de pamphlétaire et de tribun pour défendre les grandes causes sociales, liberté syndicale, création de caisses de retraite, congés payés ou pour prendre aux côtés de Zola la défense du capitaine Dreyfus, faussement accusé de trahison.

Son collège à Castres

La reconstitution de la bibliothèque du collège

La cour du lycée d'Albi où il enseigna
Il fonda en 1904 l’Humanité où il publiait chaque jour son éditorial sans avoir désormais à redouter la moindre censure. Ainsi parvint-il à unifier un an plus tard les divers courants socialistes sous l’égide de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière). Ce fut encore lui qui oeuvra pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat et s’insurgea contre la politique coloniale française et le racisme de son faux paternalisme. En même temps, il ne cessa de prôner la paix, pressentant les désastres à venir, tant et si bien qu’il fut assassiné le 31 juillet 1914 à Paris, au Café du Croissant qui n’a conservé aujourd’hui que son nom, par un fanatique, Raoul Villain. Trois jours plus tard, la Première Guerre mondiale éclatait… Il n’avait pas encore 45 ans.

 

Les lieux qui l’évoquent le mieux

Il est émouvant aujourd’hui de retrouver les lieux qui marquèrent spécialement une vie si engagée : à Castres donc, sa maison natale, son collège où l’on peut encore voir une reconstitution de la bibliothèque consultée alors par les élèves et le musée qui lui est consacré ; à Pampelonne, l’hôtel-restaurant de son ami Malfettes où il séjournait volontiers et la grange qui accueillait ses amis lors des banquets et discours officiels, ainsi que l’Espace Jaurès où sont rassemblés quantité de souvenirs personnels ou officiels, discours, lettres, livres et photos ; à Albi,  le Lycée Lapérouse où il enseigna la Philosophie et où l’on peut encore voir sa classe, la Verrerie Ouvrière, une coopérative qu’il contribua à créer en 1896 et qui est devenue le siège des Archives Départementales du Tarn, la VOA Verrerie d’Albi, témoin des premiers mouvements ouvriers et aujourd’hui productrice d’un million de bouteilles par jour ; à Carmaux, dans l’ancienne verrerie royale de Solages, un Musée, un Centre d’art du verre et un atelier verrier, ainsi que l’évocation du rôle de soutien des verriers qui joua Jaurès lors des grandes grèves de 1895 ; à Cagnac-les-Mines, un musée de la mine dans le Tarn et l’évocation de la vie difficile et dangereuse des mineurs à travers l’impressionnante reconstitution de 350 mètres de galeries souterraines avec leurs machines.

 
La grange de son ami Malfettes à Pampelonne
 où avaient lieu nombre de banquets électoraux



La verrerie aujourd'hui




Une galerie de mine reconstituée

La manife du Pré-Saint-Gervais

Caricatures de Jaurès orateur
 



Adresses utiles

L'ancienne mine
Tout au long de l’année 2014, expositions, conférences et projections se succéderont dans ces différents lieux. Pour tous renseignements :

. Tarn Tourisme, 41, rue Porta, BP 225, 81006 Albi cédex, Tél. : 05 63 77 32 10 et www.tourisme-tarn.com

. Musée Jean Jaurès, 2, place Pélisson, 81 100 Castres, Tél. : 05 63 62 41 83 et www.tourisme-castres.fr

. Espace Jaurès Pampelonne, inauguration le 8 février 2014, entrée par la Médiathèque Joseph Décuq, 2, rue Eustache de Baumarchais, 81190 Pampelonne, Tél. à la mairie : 05 63 76 32 09 et www.espacejaures.org

. VOA Verrerie d’Albi, ZI Albi Saint-Juéry, rue François Arago, 81 011 Albi Cédex 9, Tél. / 05 63 78 10 10 et www. voa.fr

. Musée/Centre d’art du verre, domaine de la Verrerie, BP 40, 81400 Carmaux, Tél. : 05 63 80 52 90 et www.museeverre-tarn.com