jeudi 19 juin 2014

NOSTALGIE


Découvrez la Route Napoléon en Belgique


 
Figurine du musée de Ligny : Napoléon, un homme malade, harassé

La charge de la légendaire Vieille Garde

A laquelle riposte celle des Alliés

Le tir des fusils du 8è

La cavalerie s'élance...

... Et charge !

 

Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine !
Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,
Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons,
La pâle mort mêlait les sombres bataillons.
D'un côté c'est l'Europe et de l'autre la France.
Choc sanglant ! des héros Dieu trompait l'espérance ;
Tu désertais, victoire, et le sort était las.
O Waterloo ! je pleure et je m'arrête, hélas !
Car ces derniers soldats de la dernière guerre
Furent grands ; ils avaient vaincu toute la terre,
Chassé vingt rois, passé les Alpes et le Rhin,
Et leur âme chantait dans les clairons d'airain !

 

Bien sûr Victor Hugo, dans son grand poème épique, L’expiation, pleura avec la France entière cette défaite de Waterloo si lourde de conséquences, survenue au soir du 18 juin 1815. La Wallonie se prépare déjà pour célébrer avec faste le bicentenaire de cette bataille qui opposa l’empereur, de retour de l’île d’Elbe où il était maintenu prisonnier après la désastreuse campagne de Russie, aux Alliés, c’est-à-dire à l’Europe entière. Et pourtant, jusqu’au bout, il s’acharna à espérer une victoire, en fait pas si impossible que l’on aurait pu le croire…

 

La route Napoléon comme les étapes d’un calvaire

Hestrud où Napoléon fit boire son cheval : le début
de la Route Napoléon en Belgique

La plaque commémorative

Le beffroi de Thuin

Contre les murailles, de délicieux "jardins suspendus"

Jardins suspendus de Thuin

Thuin, la ville haute

Rentré à Paris, Napoléon n’avait eu que quelques semaines pour rassembler, réorganiser, motiver une armée de quelques 300 000 hommes, charge surhumaine qu’il avait confiée au maréchal Soult, qui sut s’en acquitter. Son principal problème fut de trouver des chefs qui voulaient bien tenter la terrible aventure avec lui, Soult bien sûr, Ney après bien des hésitations, même si il avait promis au roi Louis XVIII de le lui « ramener dans une cage de fer », le général Reille, Grouchy, Gérard et quelques autres. Devant  laisser des hommes aux frontières, ce fut avec 125 000 soldats répartis en trois colonnes, la crème de son armée dont sa fameuse Garde, qu’il passa la frontière, avec pour but de prendre Bruxelles. En face de lui, le duc de Wellington et le vieux maréchal Blücher, alors âgé de 73 ans, les Belges et les Hollandais, mais Espagnols, Italiens et Russes faisaient aussi partie de la coalition. Soit 210 000 hommes. Sous une pluie diluvienne détrempant les chemins, engluant hommes, bêtes et canons, les colonnes ne pouvaient guère progresser à plus de trois kilomètres à l’heure.

Le premier jalon de cette route qui mène presqu’en ligne droite de Beaumont à Waterloo et fait près de 80kms est Hestrud, un peu au sud de Beaumont. Une simple plaque mentionne l’endroit où l’empereur fit boire son cheval avant de traverser le cours d’eau et de filer vers le nord. Un gamin lui indiqua le chemin en lui conseillant, dit la légende, de ne pas poursuivre sa route. On a même conservé le nom du gamin qui s’appelait Cyprien Joseph Charlet ! Le petit bourg de campagne aux fermes de briques peintes en blanc semble toujours assoupi dans la campagne wallonne. L’armée parvint à Beaumont au soir du 15 juin.

La stratégie de Napoléon était d’empêcher à tout prix les Anglais de Wellington de rejoindre les Prussiens de Blücher, distants de 70 kms environ les uns des autres. Pour ce faire, il lança ses hommes à marche forcée vers Thuin, surprenant ainsi Wellington qui n’avait cessé de craindre de n’être contourné par l’ouest, ce qui l’aurait empêché de se réembarquer.

 

Thuin, sa cité médiévale et ses délicieux jardins suspendus

Cette jolie cité médiévale plantée sur son éperon rocheux et enserrée par deux rivières, la Sambre et la Biesmelle, a gardé de son passé un orgueilleux beffroi du XVI è siècle dont la collégiale fut détruite par son maire en 1811, quelques poternes défendant autrefois son enceintes, les « postis » et d’étonnants jardins suspendus ceints par ses murailles avec même quelques arpents de vigne, « le clos des zouaves ». Bien des soldats de Napoléon y refluèrent après Waterloo, trop heureux d’être recueillis par les habitants – beaucoup de Belges avaient d’ailleurs combattu dans les rangs de son armée – et de pouvoir troquer leurs uniformes contre des vêtements civils. Ce fut donc là que naquit la tradition des « marcheurs », longs défilés évoquant les marches des armées de jadis.

Non loin de Thuin, on peut voir au château du Fosteau, mi-forteresse mi demeure de plaisance où vit maintenant un couple d’antiquaires, la chambre où dormit le général Reille dans la nuit du 14 juin. Le comte Honoré-Charles Reille, qui avait participé à 180 combats aux côtés de Napoléon, commandait les 23 000 hommes du deuxième corps et combattra au carrefour stratégique de Quatre-Bras. A Waterloo, il constituera l’aile gauche avec quatre autres divisions. Mort le 4 mars 1860 à Paris, il repose dans le caveau de son beau-père Masséna, que l’on peut toujours voir au cimetière du Père-Lachaise, à Paris.

 
Cour intérieure du château du Fosteau


Le château du Fosteau depuis les jardins

Son côté forteresse

La salle des gardes


Dans les environs, la distillerie de Biercée et les mines du Bois du Cazier

Située dans une imposante ferme fortifiée du XV è siècle, cette distillerie ouverte en 1946 fabrique encore manuellement jusqu’à 250 000 bouteilles par an. Une dégustation est ensuite offerte aux visiteurs qui peuvent goûter la célèbre « eau de Villée », un alcool fort à l’agréable goût citronné et, pourquoi pas, déjeuner au restaurant aménagé dans l’une des granges.

La distillerie de Biercée dans une belle ferme du XV è siècle


La distillerie du Biercée

Un restaurant dans l'une des granges

La distillerie

Si Napoléon n’est passé qu’à quelques kilomètres du Bois du Cazier, chevauchant vers Fleurus et Ligny où se déroulèrent les premiers combats, les mines du Bois du Cazier subirent pourtant son influence, car une loi de 1810 sut un peu humaniser le dur labeur des mineurs. La mine fut lassée patrimoine mondial de l’Unesco à cause de l’effroyable catastrophe qui s’y produisit le 8 août 1956 et la visite de son musée est émouvante. Ce jour-là, un terrible incendie dû à la rencontre de deux câbles électriques bloqua près de huit cents mineurs au fond. Les secours furent vite organisés, mais 262 d’entre eux ne purent être remontés à temps et périrent dans l’incendie. Dans la pièce dite des « pendus », où les vêtements étaient suspendus, ce jour-là, 262 restèrent fixés leurs crochets…

 
Les mines du Bois Cazier

Le jour de la catastriohe, 262 vêtements restèrent accrochés là...

Le château de la Paix à Fleurus où dormit Napoléon avant Waterloo


Les premiers combats à Ligny puis au carrefour des Quatre-Bras

Après avoir dormi à Fleurus où se déroulèrent tant de batailles, dans le château de la Paix, maintenant la mairie, au cours de la nuit du 16 au 17 juin, Napoléon se dirigea ensuite à quelques kilomètres au nord de là, à Ligny, où eurent lieu les premiers combats contre les Prussiens de Blücher, l’empereur suivant la bataille depuis le moulin de Naveau, aménagé pour lui en observatoire. Après maints assauts, les soldats français parvinrent à les déloger de leur position à Ligny et à les mettre en déroute. Ce fut là que Napoléon, malade, souffrant atrocement d’une crise d’hémorroïdes, incapable de tenir longtemps en selle, commit sa première erreur : il attendit seize heures avant d’ordonner au général Grouchy de se lancer à leur poursuite. Certes, les Prussiens perdirent 20 000 hommes à Ligny, mais leur laisser la possibilité de se replier en bon ordre, puis ordonner la poursuite si longtemps après, sans savoir où ils pouvaient se trouver fut une faute qui pesa lourd dans le mauvais sort de Waterloo. Ce ne fut que le 19, alors que la défaite était consommée et que Grouchy avait encore une fois été victorieux des Prussiens qu’il reçut enfin une dépêche de Napoléon l’informant que tout était terminé et qu’il devait se replier avec son armée sur Paris. Si certains lui reprochent encore aujourd’hui de n’être pas intervenu dans la bataille de Waterloo où ses 30 000 hommes auraient pu changer le sort des armes, il faut reconnaître qu’il ne fit qu’obéir aux ordres de l’empereur.

Figurines à vendre au musée de Ligny

Un figurant au musée de Ligny

Armes au smusée de Ligny

Le maréchal Soult qui sut réorganiser
la Grande Armée en quelques semaines

Pour le bicentenaire de Waterloo, la chambre de Napoléon au château de la Paix sera reconstituée, un petit musée créé.

Le second combat précédant Waterloo eut lieu au carrefour stratégique des Quatre-Bras, cette fois mené par Ney, la préoccupation majeure de Napoléon restant d’empêcher Wellington de porter secours à Blücher. Le duc de Brunschwig mena lui-même la charge contre Ney et y fut mortellement touché d’une balle à l’abdomen. Un monument commémoratif fut élevé à sa mémoire, un autre salua celle des Belges tués lors de ce combat, en se gardant de préciser dans quelle armée ils servaient !

 

La ferme du Caillou, le dernier QG de Napoléon

La chambre de Napoléon au Caillou, lieu de son dernier QG

Le verger du Caillou où bivouaqua une partie de sa Garde avant Waterloo

Sa statue au Caillou

Grouchy et Ney vainqueurs, Napoléon, confiant en sa bonne étoile, choisit d’établir son dernier QG à la ferme du Caillou et de s’y reposer quelques heures avant l’affrontement final. On peut encore y visiter la chambre où il dormit ou arpenter le beau verger où bivouaqua, la nuit du 17 au 18 juin, le ler bataillon du ler régiment de chasseurs à pied de la Garde impériale. Huit kilomètres le séparaient de Wellington, déjà installé à Waterloo.

 

Un champ de bataille de six hectares


Champ de bataille de Waterlion, la butte au lion
commémorant la blessure du prince d'Orange et le Panorama

Le Panorama, scène de la charge de Ney


Figurants au restaurant 1815 : Ney parmi ses hommes
En ce matin du 18 juin où il pleuvait de nouveau à verse après la chaleur accablante de la veille, 140 000 hommes se trouvaient face à face, à quelques 1300 m de distance. L’idée de l’empereur était de pilonner et d’enfoncer le centre de Wellington, puis de marcher sur Bruxelles. Pour ce faire, il avait concentré en son propre centre son artillerie. Pour créer une diversion et tromper Wellington, il choisit d’attaquer au préalable la ferme d’Hougoumont, à la droite de l’armée anglaise. Or la ferme était bien défendue par une unité d’élite et les boulets français, ricochant sur le sol boueux, n’y firent que peu de dégâts. Ce fut alors qu’il donna l’ordre au corps de Drouet d’Erlon de marcher sur le centre anglais avec ses 17 000 hommes, mais le terrain très vallonné et la boue empêchèrent l’efficacité de la charge. Aussi commanda-t-il à Ney de charger avec ses 10 000 cavaliers, mais sans être soutenu ni par l’infanterie ni par l’artillerie. Les Anglais, rassemblés en carrés, ne pliant pas sous la charge, épuisèrent la cavalerie française. Alors arrivèrent en renforts 30 000 Prussiens venus de Liège. C’était la fin pour l’armée française, mais Napoléon fit encore donner sa Garde, sa dernière carte, ses redoutables soldats d’élite coiffés du haut chapeau en fourrure d’ours. Pourtant, la Garde dut reculer à son tour. La défaite était consommée, l’empereur en fuite, 7000 morts français jonchaient le champ de bataille, et il y avait encore 18 000 blessés et 8000 prisonniers…

 

Encadré

Pour bien réussir votre voyage, procurez-vous Le Guide Vert de la Route Napoléon en Wallonie, www.laroutenapoleonenwallonie.be

. Thuin, voir l’Office du Tourisme, rue Place Albert Ier, N°2, Tél. 00 32 71 595454.

. Château du Fosteau, Tél. : 00 32 71 592344 et www.chateaufosteau.be

. Distillerie de Biercee à Ragnies, 00 32 71 591106 et www.distilleriedebierce.com

. Le Bois du Cazier, 80 rue du Cazier, 6001 Marcinelle, www.leboisducazier.be

. Fleurus, Office communal du Tourisme Fleurusien, www.fleurus-tourisme.be

. Musée provincial dernier Q.G. de Napoléon, chaussée de Bruxelles 66, 1472 Vieux-Genappe, Tél. : 00 32 71 598424.

 

La célébration du bicentenaire de Waterloo

On attend 120 000 spectateurs et peut-être même 200 000 pour ces cinq jours de commémoration dont le clou sera les deux grands spectacles du vendredi 19 et samedi 20 juin 2015, mais les réjouissances commenceront dès le mercredi avec l’inauguration de la ferme d’Hougoumont restaurée, la visite à partir du jeudi des bivouacs permettant de mieux imaginer la vie quotidienne des soldats et l’illumination la nuit de la plaine par mille feux. Le vendredi 19 sera consacré à l’attaque française, le samedi à la riposte alliée avec plus de 5000 figurants, et le dimanche à divers cortèges et animations. Vous pouvez acheter dès maintenant vos billets par www.waterloo2015.org et vous tenir régulièrement informé des divers événements sur www.vo-event.be.

 

 

dimanche 15 juin 2014

                                  EN VOYAGE N° 25 MAI-JUIN 2014
Petite fille maya en habits de fête pour Pâques à l'église de
la Merced d'Antigua


SOMMAIRE

. La Clef des rives des Valère-Marie Marchand

. Féerie des roses de Bagatelle

. Tintine en Andorre

. Berlin, une ville en mouvement

. Les Mayas d'hier et d'aujourd'hui

. Ferveur au Guatemala durant la Semaine Sainte

. Deux hôtels de charme au Yucatan

COUP DE COEUR


La Clef des rives de Valère-Marie Marchand


 






Voici une bien jolie série de petits textes très poétiques que nous livre là Valère-Marie Marchand. Après trois portraits originaux de personnages aussi différents que le Facteur Cheval qu’elle suit dans ses vagabondages imaginaires, Boris Vian ou Rousseau (Le sable des chemins, Sur les pas du Facteur Cheval aux éditions du Sextant, Boris Vian, le Sourire créateur, Ecriture/Neige et Rousseau, les 7 vies d’un visionnaire, Ecriture/Neige), elle inaugure un genre nouveau, comme une respiration différente : de courts petits textes en prose. Beaucoup ont trait à l’eau, sans cesse nouvelle source d’inspiration pour Valère, mais aussi aux cieux, à des personnages de la mythologie, à Léonard de Vinci ou à Socrate avec lesquels l’auteur se permet une savoureuse intimité. Les mots sont forts, habilement ciselés, magnifiquement polis, toujours évocateurs. Je prise particulièrement ces quelques lignes sur le Gange, le fleuve roi et divin de l’Inde : « Le Gange n’est pas responsable des vivres ni des offrandes qui servent d’appâts aux appétits du ciel. Il n’a pas idée du déclin du jour, de la chaleur des corps, des mains qui se tendent vers lui, mais il devine aisément ce qu’on ne lui dit, notamment qu’il suffirait d’un seul rêve accompli pour que tous les autres s’exaucent. » Quelques mots, quelques lignes et toute la magie de l’Inde s’y trouve rassemblée. Un talent rare, un style incisif et précis qui incite au rêve et n’appartient qu’à elle.

 

Jusqu’à dimanche prochain inclus, on peut rencontrer l’après-midi Valère-Marie sur son stand 506B du Salon de la Poésie de la Place Saint-Sulpice, à Paris.

jeudi 12 juin 2014


Féerie des roses de Bagatelle


Le "château" de Bagatelle, l'objet d'un pari entre
Marie-Antoinette et le comte d'Artois

L'orangerie plantée dans un parc à l'anglaise de 25 hectares

La célèbre roseraie de Bagatelle...

qui fait l'objet d'un concours annuel...

célèbre dans le monde entier
 

Construit en soixante quatre jours, en 1777, à la suite d’un pari entre Marie-Antoinette et son beau-frère, le comte d’Artois, le « château » de Bagatelle est en réalité une petite « folie » ou pavillon de divertissement planté dans un magnifique parc à l’anglaise de 25 hectares, ponctué d’étangs, cascades et kiosques ou « fabriques ». Ce fut le conservateur du Bois de Boulogne, Jean-Claude Nicolas Forestier, qui planta la superbe roseraie en 1905, qui fut bientôt célèbre dans le monde entier pour son concours annuel de roses. Si les roses s'épanouissent à Bagatelle durant tout l'été, elles atteignent toute leur splendeur en ce mois de juin.

Une opulence princière

De vraies arches de roses

Des éclats de soleil

Le jardin des iris

Le charmant pavillon du potager
 

mardi 10 juin 2014

AVANT HOLLANDE, TINTINE EN ANDORRE


François Hollande co-prince d’Andorre

Quel dommage que le co-prince n'ait pas lui ausi un jili tricorne !



Une nature d'une beauté exceptionnelle,
ici une sculpture de Rachid Khimoune
sur la "route du fer" jalonnée d'anciens puits de mines


La joie de vivre d'un poulain dans la vakkée de l'Ordino


Couple d'ours dans le parc animalier de Naturlandia 


Le 12 et 13 juin prochain, François Hollande visitera la principauté d’Andorre, non pas comme simple touriste ou président français, mais en sa qualité de co-prince. Après le traditionnel discours prononcé sur la Plaça del Poble d’Andorre-la-Vieille, la capitale, il visitera le lendemain chacune des sept paroisses de la principauté.


 

Un gouvernement de type féodal

Andorre, l’un des plus petits Etats du monde, est en effet une principauté indépendante depuis le règne de Charlemagne qui voulut ainsi remercier ses habitants d’avoir soutenu son combat contre les Maures.  Aujourd’hui encore, elle est régie par un contrat de type féodal donnant le trône andorran à deux co-princes, l’évêque catalan d’Urgell, en Espagne, Mgr Joan-Enric Vives i Sicilia et le chef d’Etat français. Restée neutre durant les deux guerres mondiales, l’Andorre s’est pourvue d’une Constitution depuis le 14 mars 1993 et fait partie de l’Organisation des Nations Unies. Si chacun des co-princes doit jurer de se conformer à la Constitution, c’est le chef du gouvernement, actuellement Antoni Marti Petit qui engage seul sa responsabilité, assisté par les membres du Conseil général élus par chacune des sept paroisses. 

 
Tintine devant les mascottes de Naturlandia


Tintine sur sa drôle de luge du Tobotronc,
qui dévale la colline sur ses rails

Vue d'ensemble du parc d'attractions de Naturlandia

Un paradis fiscal

On n’accède à ce minuscule état  des Pyrénées de 468 km2, peuplé de 78 000 habitants parlant le catalan, coincé entre France et Espagne, que par deux axes majeurs, à l’est et au sud. Pourtant, l’Andorre, grâce à ses magnifiques montagnes et à ses domaines skiables, à ses vallées riantes traversées de torrents, au charme de ses petites églises romanes et à ses traditions culinaires montagnardes a su devenir depuis le XX è siècle une véritable destination touristique. Sa faible TVA de 4% attire les amateurs de cigarettes, alcool ou vêtements de luxe et l’Andorre est toujours considérée comme un paradis fiscal, mais les Andorrans préfèrent penser que c’est un paradis tout court.

 
Antonio Medina Gallardo,
l'unique brasseur d'Andorre

Les innombrables arômes dont jouait le directeur
de cette ancienne fabrique
de tabac pour rehausser le parfum de ses cigarettes

Quanbd on pouvait encore faire de la pub pour les ciagarettes...

Jean-Albert Farré, producteur de vins d'altitude
devant ses cuves


Sa pittoresque "borda", ancienne grange d'altitude
transformée en restaurant

Où dormir en Andorre

Le groupe Hôtels Plaza Andorra possède cinq établissements de qualité dans la principauté, avec une capacité d'accueil de 450 chambres.


Le vaste puits de lumière de l'impressionnant hall d'entrée
. L'hôtel Plaza
Le plus renommé et le plus luxueux du groupe avec son hall grandiose, vrai puits de lumière autour duquel s'organisent les 90 chambres et son ambiance classique de style anglais, il est situé en plein coeur d'Andorre-la-Vieille et son chef, Patrick Mariot, concocte dans son restaurant une cuisine raffinée digne des meilleures tables.















Une déco classique à l'anglaise
 
. L'Holiday Inn
Il s'élève tout près du Parlement et est surtout fréquenté par les professionnels qui apprécient ses salles de réunion modulable et les familles pour lesquelles sont prévues cinq suites décorées pour plaire aux petits. Son restaurant le Grand Café offre un buffet à volonté.

Réception et chambre de l'Holiday Inn


 
. L'hôtel Carlton Plaza
Cet hôtel-boutique du centre ville, le plus petit de la chaîne, plaira aux enragés de chopping pour sa position sur l'élégante avenue Meritxell.
La réception du Carlton Plaza
 
. Le Ski Plaza
Surtout fréquenté par les skieurs et les amoureux de la montagne, cet hôtel du village de Canillo permet de découvrir un beau domaine offrant 200 kms de piste.

Un bar chaleureux pour le Ski Plaza
 
. Quant au Mu, ouvert depuis trois ans dans le village de Cortinada, il n'est ouvert qu'en saison et propose une baignoire nordique extérieure, à la suédoise !

 
Pour réserver, www.plazandorra.com et  Tél. : (376) 871 381.

Carnet d'adresses
. Naturlandia, le parc d'attraction d'Andorre, voir Naturlandia.andorramania.com/fr/ 
. Musée du Tabac :
C/Doctor Palau, 17
AD600 Sant Julià de Loria, Tél. : (376) 741 545
. Fabrique de bière artisanale :
La Cortinada, AD300 Ordino, Tél. : (376) 849 320 et www.cervesaalpha.com
. Vins d'altitude, l'Escol, le Torb et le Sunifred à la saveur de terre, voir la Borda Sabaté, AD600 Sant Julià de Loria, Tel. : (376) 814 900 et www.bordasabate.com. On peut les commander sur Internet.