mardi 23 septembre 2014

EN VOYAGE N°27

                         N°27 septembre-octobre 2014


Jeune Péruvienne et son lama vers Cuzco



SOMMAIRE

Débauche de styles au Luxembourg


Rivau, un château de conte de fées



Nouvelles publications


A Vendeuvre comme au XVIII ème siècle

Le Corbusier en Inde

Hôtel de charme à Cuzco

 
 

lundi 22 septembre 2014

LE LUXEMBOURG ET SES CONTRASTES


Le Luxembourg : une débauche de styles


 


Vue de la corniche et casemate

Fortifications et vieille ville vues de la ville basse

L'audacieux centre philarmonique aux 800 colonnes

Fortifications Vauvan et vue sur la vieille ville


La forteresse et le musée d'Art Moderne


Ce petit pays de 530 000 habitants érigé en Grand-Duché et indépendant depuis 175 ans, dont 110 000 habitants habitent sa capitale de Luxembourg, connaît un extraordinaire foisonnement de styles, passé et présent se côtoyant toujours avec harmonie.

Vieille ville et Kirchberg moderniste
 
Vue sur le vieux pont depuis les fortifications

L'abbaye de Neumünster alanguie au bord de l'eau

Vue sur l'Alzette dans la ville basse


Les potirons du marché de la place Guillaume II

Le marché aux fleurs de la même place

Ce fut en 963 que le comte ardennais Sigefroi édifia son château fort sur le rocher du Bock, en surplomb de l’Alzette. Lieu de passage entre France, Allemagne et Belgique, la ville de Luxembourg devint bourguignonne en 1443 et fut si puissamment fortifiée qu’on la nomma la « Gibraltar du Nord ». Dotée d’une triple enceinte hérissée de 24 forts taillés dans le roc, puis d’un réseau de 23 km de galeries souterraines, les fameuses « casemates » que l’on peut toujours visiter, la ville s’était pourvue de fortifications s’étendant sur 180 ha, dont la plupart furent démantelées après le traité de Londres de mai 1867. Les 10% subsistant restent impressionnants. Tandis que la vieille ville, classée au patrimoine mondial de l’Unesco en 1994, garde son charme intact avec ses remparts que l’on peut parcourir par deux chemins, le Wenzel et le Vauban, ses vieilles portes flanquées d’échauguettes, sa vaste abbaye de Neumünster alanguie au bord de l’Alzette, son palais Grand-Ducal d’un élégant style Renaissance, sa cathédrale Notre-Dame et ses églises, ses beaux hôtels particuliers de la place d’Armes, son marché de la place Guillaume II et ses vieilles maisons, une ville nouvelle et plate-forme financière a surgi sur le plateau lui faisant face, comme si passé et présent se contemplaient sans jamais se nuire.

Un bel exemple de cet extraordinaire enchevêtrement du passé et du présent est le musée d’Histoire de la ville, rassemblant cinq vieilles maisons et doté d’une imposant façade moderniste, tandis que les ponts, tant anciens que modernes, pont Adolphe, Viaduc/ passerelle et pont Grande-Duchesse Charlotte permettent de franchir les deux rivières, l’Alzette et la Pétrusse et de passer sans problème de la vieille ville au plateau du Kirchberg où surgissent sans cesse de nouveaux buildings.

Derrière les trois puissantes tours surmontées de glands d’or du fort Thünger relevé à l’identique après sa destruction dans les années 1870, ses puissants remparts et les fortifications à la Vauban le séparant de la vieille ville, collées à lui en une audacieuse étreinte s’élèvent les parois curvilignes, de verre et de métal, du Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean, le Mudam, audacieusement conçu par l’architecte Ieoh Ming Pei, abritant entre autres la curieuse chapelle gothique de Vim Delvoye.

La Philarmonie de Christian de Portzamparc
 
La célèbre Chocolate House qui fait aussi restaurant,
 en face du palais Grand-Ducal


L'élégante façade Renaissance du palais
Grand-Ducal


La fameuse boutique de Léa Linster, chef étoilée et Bocuse d'Or
La cathédrale Notre-Dame et sa fontaine


Ambiance dans la grand-rue



L'hôtel de charme Le Place d'Armes
Farniente dans l'ancien quartier
de la Halles aux Poissons

Non loin du bel hôtel Melia blotti dans les arbres s’élèvent la forêt des colonnes blanches de la Philarmonie, conçue par l’architecte français Christian de Portzamparc, aussi étonnant à l’extérieur qu’à l’intérieur, les deux mondes ne cessant de s’interpénétrer. Plus de huit cents colonnes évoquant touches de piano ou cordes d’une harpe, reliées par des murs de verre, laissent largement pénétrer la lumière et leurs multiples jeux d’ombres se reflètent sur le sol ou les murs de béton peints de délicates teintes pastel. Dans le Grand Auditorium aux loges évoquant les balcons d’une ville à l’italienne, dont les sièges aux sinueuses lignes marines rappellent bien sûr la mer, ont lieu 150 concerts par an et l’on danse sur les sols en pente douce de l’édifice.
Plus de 800 colonnes pour jouer avec la lumière
au Centre Philarmonique 

Courbes tendres et teintes pastel
à l'intérieur du centre

Le Grand Auditorium, un air de ville italienne

Les lignes sobres de l'hôtel Melia





















Musée d'Art Moderne et sculpture du piano détruit

Une Cité des Sciences issue des anciens hauts fourneaux

Sise à quelques centaines de mètres de la frontière française, la riche ville d’Esch-sur- Alzette, qui avait connu son essor au XIX è siècle, lorsque ses trois hauts fourneaux fonctionnaient à plein régime, aurait pu demeurer une ville musée un peu morne, avec les délicieuses façades Art Nouveau, Art Déco ou dignes d’Hausmann des élégantes maisons de pierre blonde édifiées le long de sa rue piétonne de l’Alzette.




Des hauts fourneaux devenus oeuvre d'art

Le haut fourneau rénové et verni
Du rouge vif pour cette Cité des Sciences
des Terres Rouges
La future Cité des Sciences vue du "gueulard" du haut-fourneau



Dans la rue de l'Alzette, l'altière façade
de l'ancien grand magasin Sichel

Une photo de la Grande dépression par Dorothea Lange,
exposée dans un ancien château d'eau

Le château d'eau de Dudelange reconverti en musée

Un projet audacieux, illustrant à merveille cette aptitude du Luxembourg à mêler étroitement passé et futur, a décidé d’en faire la future Cité des Sciences. Le haut fourneau le plus performant fut vendu à la Chine, mais les deux plus anciens, rénovés, polis et vernis, entourés de bassins plantés d’herbes aquatiques, sont devenus de véritables œuvres d’art. Depuis le « gueulard » de l’un d’eux, on contemple, du haut de ses 40 mètres, les immeubles de la future cité qui sera terminée en 2018 et les audacieux murs rouges de l’un des complexes, évoquant les fameuses « terres rouges » de cette région.

Volonté toujours d’utiliser les vestiges du passé non loin d’Esch, à Dudelange, dans cet ancien château d’eau transformé en centre d’exposition et abritant la collection du photographe Edward Steichen, un Luxembourgeois, qui a rassemblé plus de deux cents images de l’Amérique de la Grande Dépression, survenue après la crise financière de 1929.

Pour tout renseignement, visitez le site de l’Office National du Tourisme : www.visitluxembourg.com

dimanche 14 septembre 2014

COUP DE COEUR

Rivau un château de conte de fées

 


Situé tout près de Chinon, en Touraine, le château de Rivau fut édifié au XIII è siècle, puis la forteresse médiévale fut largement embellie sous la Renaissance.

 
La forteresse médiévale adoucie par l'art de la Renaissance semble surgir de son
écrin de fleurs




Des citrouilles attendant leur princesse



On voit encore l'antique machine de guerre
La cour de Rivau



Fief de l’illustre famille des Beauvau, qui pouvait rendre hommage à son suzerain, le comte d’Anjou, l’épée au côté, debout, et le chapeau sur le chef, la forteresse de Rivau appartint notamment à Pierre de Beauvau, familier du dauphin Charles VII.

En 1429, Jeanne d’Arc, en allant rejoindre son compagnon La Hire à Poitiers, séjourna à Rivau, où elle acquit des chevaux de combat. Devenu chambellan de Charles VII, alors réfugié à Chinon, ce même Pierre de Beauvau obtint l’autorisation de faire de son castel une vraie machine de guerre pourvue d’un massif donjon et de larges douves. Au milieu du XV è siècle, par le mariage d’Isabelle de Beauvau avec Jean II de Bourbon, ils s’allient même à la famille royale. Ce fut ensuite Pierre de Beauvau qui, sous François Ier, pourvut le château de monumentales écuries royales. Un siècle plus tard, les fenêtres gothiques furent agrandies dans le goût de la Renaissance, un bel escalier mis en place. Sous Louis XIV, la terre de Rivau fut érigée en marquisat, mais le marquis de Rivau, ruiné, dut céder son domaine à Henriette de Buade. Au XVIII è Rivau fut acheté par le marquis de Castellane, également seigneur de Villandry et resta dans sa famille jusqu’en 1796. Divers propriétaires se succédèrent au cours du XIX è siècle, jusqu’à ce que le château fût classé monument historique en 1911.
Une parure de dahlias



Des robes sculptures pour belles de jadis
Détail de la table


L'évocation de Jeanne d'Arc

Dans l'esprit della Robia une insolite dame aux mouchoirs

Les fastes de la chapelle

Les propriétaires actuels, Eric et Patricia Laigneau, l’achètent en 1992 et entreprennent d’importantes restaurations, redessinant les jardins où sont exposées d’insolites sculptures et les dotant d’un potager digne de ceux de Villandry, restaurant les écuries qui abritent un spectacle audiovisuel lié à la chevalerie, meublant le château en y mêlant des créations contemporaines, puis ouvrant le domaine au public.
Les anciennes écuries royales

L'exubérance du potager oeuvre d'art


Quand les légumes deviennent des ornements

Le godillot du jardinier

Un spectacle audiovisuel consacré aux chevaux et à la chevalerie


Des bottes sculptures

  1. 9 Rue du Château, 37120 Lémeré
    02 47 95 77 47