lundi 10 décembre 2012

                         EN VOYAGE N° 17 Novembre- Décembre




Jeune Vietnamienne en vêtement traditionnel à la fête annuelle
de son village de Binhda, près d'Hanoï

                          Parution numérique
                          Tintine à Saint-Germain-des-Neiges
                          Corps en corsets
                          En l'air !
                          Réveillon très british
                          Maison de charme en Touraine
                          Picasso et Christian Lacroix à Arles
                          Escapades au Vietnam
                          Méharée en Mauritanie





Honfleur sous la neige




BON NOËL A TOUS !
 
DU RIFIFI DANS L'EDITION

autoédition, albums ou calendriers photos,
édition numérique,
que faire et que choisir ?


Auto édition

La vieille dame qui lisait des romans
pornos
Isaure de Saint Pierre

Chacun pouvait déjà faire éditer son propre album de voyages, consacrer un album aux événements majeurs de sa vie, de celle d’un enfant, le faire imprimer en un ou plusieurs exemplaires pour l’offrir aux intéressés. Et puis, suivant comme d’habitude l’exemple américain avec quelques mois de décalage, tout se précipite. De nouveaux éditeurs se présentent et éditent en numérique des livres que l’on peut charger pour trois fois moins cher qu’une édition normale sur ordinateur ou sur « liseuse », d’après Darty le cadeau de Noël le plus demandé aujourd’hui. Des logiciels bien expliqués et assez faciles à suivre permettent à l’amateur de publier ses propres livres – adieu les publications « à compte d’auteur » hors de prix ! S’il en achète cinq exemplaires, cette publication est gratuite et mise au sommaire de Shop my Book. Quand on sait qu’un mauvais livre style « romans de gare » comme Trente-cinq couleurs de gris, d’un érotisme de bazar, a fait un score retentissant aux States sur le Net et que ses droits viennent d’être rachetés une fortune chez Lattès, on se demande bien entendu si tout n’est pas en train de changer dans le domaine du livre. Il y aurait-il quelque chose de pourri au royaume de l’édition ? Seul moyen de comprendre ce qui nous arrive et d’en juger, essayer les deux procédés, autoédition et édition numérique. C’est à présent chose faite. Mon premier livre auto édité, « La vieille dame qui lisait des romans pornos » est maintenant prêt à acheter sur le site Shop my Book.  

 

Renouant avec ses premières amours, un érotisme chatoyant s’exprimant au niveau du ressenti, Isaure de Saint Pierre s’amuse, avec ce roman inédit, à brouiller les cartes et à modifier son image d’historienne.

 Anti-conformiste comme l’auteur l’a toujours elle-même été, cette « vieille dame » se souvient, critique son clan, aime encore et part à la découverte de « l’enfer » de son beau-père. Ce qui la mettra, elle et son vieux soupirant, sur la trace d’un crime commis lors de licencieux rendez-vous de châtelains bien sous tous rapports. Erotisme et enquête se mêlent pour inaugurer peut-être un nouveau genre, le polar érotique.

Grand reporter et auteur d’un blog « Isaure de saint Pierre en voyage », l’auteur entraîne ses lecteurs à la découverte de sensations neuves, de personnages hors du commun. Quand elle voyage dans le temps pour ses romans historiques, ses héroïnes nous deviennent étrangement familières. Ouverte aux innovations de notre époque, elle se lance dans l’édition numérique et l’auto édition afin de rendre la lecture accessible à tous et de préserver nos forêts.

 




Parution numérique :

Le prince Fédor

d’Isaure de Saint Pierre

 

 

Bien sûr, en édition numérique, l’auteur n’a plus l’émoi du livre qui a si longtemps habité sa pensée est qui est devenu objet, qu’il peut enfin saisir, humant l’odeur du papier fraîchement imprimé, tournant les pages crissant délicieusement entre ses doigts. Mais refuser une nouveauté me semble aujourd’hui où tout va si vite aussi stupide que de nier autrefois téléphone fixe, puis portable, radio, télé, ordinateur ou internet. Les éditeurs sont bien sûr affolés par cette innovation qui leur échappe ou à laquelle ils se rattachent avec mauvaise grâce, allant jusqu’à faire payer au lecteur les livres numériques aussi cher que les éditions poches. N’oublions pas qu’il y a de moins en moins d’intermédiaires entre auteur et lecteur. N’oublions pas qu’il ne faut plus ni papier ni imprimeur, ni coûteuse livraison aux divers points de vente, ni malheureux retours, ni  stockage des livres, d’ailleurs de plus en plus remplacé par le triste pilon… Quand j’ai été contactée par un sympathique couple de jeunes éditeurs numériques, Agnès et Christophe, ils m’ont avoué n’être que deux à faire tourner leur boîte, les éditions Néobook. Elle avait déjà une expérience de quatre ans d’édition classique, lui est un petit génie de l’informatique ayant l’immense avantage de donner à son malheureux auteur un peu débordée par la technique des explications claires et précises, enfin délivrées de tout jargon.

Cette année, pour le prochain Noël, les ventes de « liseuses » explosent. Les moins coûteuses sont à moins de 80 E et peuvent contenir 1500 livres. Pas mal pour toute une bibliothèque qui tient dans la poche ! La lecture en est plus facile que celle d’un ordinateur, l’écran faisant bien moins mal aux yeux. Chez un vrai amoureux des livres, ceux-ci ont une fâcheuse tendance à conquérir le moindre pouce de son univers et à attirer comme par un fait exprès toute la poussière de la planète. Au prix actuel de l’immobilier, on parvient déjà mal à se loger dans les grandes villes et qu’en est-il si on trimballe deux mille livres, le double ou plus dans son sillage ? Si on aime lire dans son lit ou dans les transports, une liseuse est moins lourde, moins encombrante qu’un bon gros pavé. Alors, pourquoi hésiter encore ? Et pensez au nombre de forêts épargnées !

Bref, sans renoncer encore au papier, je souhaite tâter un peu du numérique et mon prochain roman va sortir la semaine prochaine chez Neo Book (voir leur site). Autre avantage, chez eux, le téléchargement des œuvres classiques est gratuit.  Voici donc mon petit dernier :

 

Le Prince Fédor

Un livre d’ Isaure de Saint Pierre

Résumé

Qui est donc cet homme mystérieux qui se fait appeler « Prince Fédor » ? On le dit trafiquant d'armes ou de drogues, faux-monnayeur ou héritier d'une immense fortune.

Bien des questions tournent autour de ce personnage et d’avantage encore lorsque ce dernier vient s'installer dans l'une des plus belles et prestigieuses demeures de Normandie, Pont-Damien, non loin de Deauville. Son but ? Retrouver celle qu'il aime mais dont il s'est éloigné, vingt ans plus tôt, au lendemain d'un drame qui les a tous les deux marqués à vie. Jusqu'où sera-t-il prêt à aller pour la reconquérir ?

Avec un style incisif et poétique, Isaure de Saint Pierre évoque cette Normandie où elle habite souvent. Grand reporter et auteur d’une trentaine de romans et romans historiques, elle sillonne le monde pour faire découvrir à ses lecteurs ses coups de coeur.

 

À propos de l’auteur

Grand reporter freelance, Isaure de Saint Pierre sillonne le monde à la recherche de personnages hors du commun, de régions encore à découvrir, de coups de charme ressentis. C’est ainsi qu’elle a bien connu le dalaï lama ou le professeur Yunus, Prix Nobel de la Paix pour son invention du Micro Crédit, les rencontrant respectivement dans leur retraite de Dharamsala, en Inde, ou de Dacca, au Bengladesh. Elle s’attache ensuite à faire partager ses coups de coeur à ses lecteurs. Auteur d’une trentaine de romans, notamment historiques, souvent traduits en poche ou à l’étranger, elle aime aussi à voyager dans le temps, en quête de figures de légende qu’elle s’efforce ensuite de faire revivre. Ecrire est pour elle une affaire de famille, puisqu’elle est aussi la fille de Michel de Saint Pierre.

Notes techniques

Livre électronique optimisé pour une lecture sur tablettes et liseuses toutes marques.

Genre et cible du livre

Ce livre fait partie de la collection NeoFiction, consacrée aux romans contemporains.

Avec son style incisif et poétique, ce roman est destiné à tous les amateurs de littérature et aux amoureux de la Normandie, principal lieu de l’intrigue.

Taille

Taille du texte

Le livre comporte 65 640 mots. Le format électronique adapte le nombre de pages en fonction de la taille de l’écran de la liseuse utilisée.

Place occupée sur la liseuse

Le livre est fourni en deux formats pour assurer une compatibilité sur tous les systèmes. Les formats sont les suivants : Format
Place occupée
Marques compatibles
ePub
800Ko
Apple, Sony, Kobo, Androïd, Bookeen
Mobipocket
4Mo
Kindle, Bookeen

 

 

vendredi 30 novembre 2012

TINTINE S'ECLATE


Tintine s’éclate à Saint-Germain des neiges

Tintine et ses copines
 
L'orchestre devant Castel

Télésiège de Saint-Germain-des-Neiges

La descente aux flambeaux

Tous à ski à Saint-Germain !

Que des Savoyards dans les bars

Un maître fromager à l'oeuvre

Vive les pompons !

O mon bel ange skieur...
Toujours aussi intrépide et toujours sur le terrain, Tintine a sillonné à ses risques et périls Saint-Germain des neiges cette nuit du 29 novembre et y fera la fête avec ses copains jusqu’au ler décembre. Si le cœur vous en dit, venez la rejoindre. Pour fêter la neige qui tombe déjà sur certaines stations et sur Saint-Germain des Prés, pardon, Saint-Germain des Neiges, le célèbre club du 15, rue Princesse a ouvert ses portes à France Montagnes (France-montagnes.com). Cette association représente tous les domaines skiables de France, Auvergne, Hautes-Alpes, Montagnes du Jura, Savoie Mont-Blanc, Côte d’Azur Montagne, Isère, Pyrénées, Vosges et FPS (Fédération Professionnelle des Entreprises du Sport& des Loisirs). Pour le club, il s’agit bien sûr de Castel. Pour jouer le jeu, toutes les rues voisines se sont mises à l’heure de la montagne, les bistrots offrant dégustation de vins et fromages. Au son d’un orchestre, garçons et filles en rouge (les moniteurs des diverses stations) ont organisé une descente aux flambeaux le long de ce périmètre.








Il neige sur Saint-Germain

 

dimanche 18 novembre 2012


Pour la Saint- Valentin,

Une sarabande de Corps en corsets

 

Délicieusement suranné ou au contraire avant-gardiste quand il devient un accessoire presque sado-masochiste sous la griffe de créateurs tel que Thierry Mugler par exemple, le corset érotise le corps d’une femme, faisant jaillir les seins, saillir la croupe, révélant la douceur laiteuse d’une cuisse avant la gaine du bas…

 

Ce petit poème rappelle ses multiples avantages.

 

La taille qui se lace

Prise par le corset

Tout le corps se dégage

Envoûtant il se sait.

Belle à sa toilette

Corset rouge

Femme au miroir

 


Illusion
Quand la taille se pince

Jusqu’à saisir le cœur

Etre mince, être mince

Toutes le disent en chœur.

 

La hanche plantureuse

S’évase hors de ce busc

La gorge voluptueuse

Exalte un peu de musc.

 

 
 
 
L'oeil n'en croit sa lorgnette

L’amant hume le sein

A la pointe brunette

Le délace à dessein.

Femme au grand chapeau

Promeneuse aux talons rouges

L'invitée
 

La dentelle envolée

Côtoie le blanc jupon

Et la main envoûtée

Etreint l’astre si rond.


Maîtresse

Jeux de pieds
 

Les cuisses bien moulées

Gainées de bas très fins

Tel le blé sont foulées

Dégageant leurs parfums.

Offerte

Très lasse
 

La parure enlevée

Et le corps exhibé

Toute pudeur levée

Tout retour prohibé.

 

Pour lui offrir un cadeau spécial Saint-Valentin ou pour érotiser votre appartement, vous pouvez aller à l’adresse : isauredesaintpierre@yahoo.fr. Ces tableaux sont visibles à Paris. Huiles de 29,7 x 42 cm, 400 euros, le Corset rouge, plus petit, 300 euros.

 

 

EN L'AIR !


Transports aériens,

L’analyse de Jean-Louis Baroux

 

Pour les journalistes du tourisme toujours entre deux avions, voici des remarques pas très roses mais solidement étayées, faites à partir de trois ans d’observation par celui qui fut le président du premier réseau mondial de représentations de compagnies aériennes. Voici en vrac quelques unes de ses mises en garde assez peu tendres.

Air France d’abord, le fleuron de notre déficit budgétaire depuis pas mal d’années. L’auteur se livre à une comparaison dûment chiffrée d’Air France-KLM et d’Emirates. Des chiffres éloquents. En voici quelques uns :

-        Déficit d’Air France-KLM 1559 millions d’euros en 2010

-        Profit d’Emirates pour la même période 714 millions d’euros

-        Chiffre d’affaires d’Air France KLM 20 994 millions

-        Chiffre d’affaires d’Emirates 8740 millions

-        Nombre d’employés d’Air France-KLM 108 367

-        Nombre d’employés d’Emirates 26 686

-        Salaire moyen mensuel chez Air France-KLM 6025 euros

-        Salaire moyen chez Emirate 3920 euros

-        Un passager d’Air France-KLM produit un chiffre d’affaires moyen de 294 euros

-        Un passager d’Emirates 318 euros…

Bilan, tout est à revoir chez nous !

L’analyse des aéroports n’est pas non plus à notre avantage, Charles-de-Gaulle étant considéré comme celui où l’on se perd le plus, sans compter des parkings si étroits qu’on ne parvient à s’y faufiler qu’après moult manœuvres. La palme de l’aéroport le mieux conçu et le plus élégant, avec sa profusion d’orchidées va bien sûr à Changi Airport, celui de Singapour, qui traite tout de même 42 millions de passagers internationaux contre 56 millions à Roissy, comprenant une bonne part de passagers domestiques.

Un reproche qui n’est pas des moindres en France, l’arrivée sur le marché de directeurs n’ayant aucune connaissance du transport aérien, tel qu’Alexandre Couvelaire, nommé par simple amitié par Jacques Chirac !

L’auteur conseille aussi de se méfier de l’attraction des low costs, pas si bas que ça, lorsqu’on additionne tous les suppléments potentiels. Au prix fabuleux par exemple de dix euros pour un Paris-Milan (Beauvais-Bergamo) aller et retour, il faut ajouter 30 euros pour un bagage en soute, 8 euros pour une demande de priorité, 1 euro pour un SMS de confirmation, 7 euros pour un paiement par carte… L’addition à Ryanair fait se demander si son PDG, M. O’Leary ne saurait pas… trop bien compter !

Pied de nez final quand nos politiques, M. Didier Gonzales, député de Villeneuve-le-Roi en tête déposent une motion pour délocaliser l’aéroport d’Orly à Vatry pour en faire des terrains à construire…

Un livre sérieux et savoureux, qui laisse assez mal augurer de l’avenir aérien français.

 

Transport aérien : une profession au bord de la crise de nerfs par Jean-Louis Baroux, éditions l’Archipel.

lundi 5 novembre 2012

MAISON DE CHARME


Le joli sourire de Martine est toujours au rendez-vous !

Un domaine chaleureux et confortable à la campagne
 
Le Clos de Ligré en Touraine

Le domaine enchanté de Martine


Au cœur de la Touraine, au pays de la douceur de vivre, cette ancienne maison de maître ceinte de bâtiments agricoles a été peu à peu aménagée par Martine et son mari. Cette ancienne attachée de presse bien parisienne a choisi d’y vivre toute l’année, accueillant amis et hôtes de passage, augmentant peu à peu le nombre de pièces habitables. Deux jardins clos, une piscine accueillent aux beaux jours les invités pour de belles fêtes. Et pour passer agréablement l’hiver, rien de tel que de se faire cocooner par Martine devant un bon feu, en admirant ses décorations, toujours nouvelles, toujours surprenantes ou en savourant sa cuisine – elle fait aussi table d’hôtes, mais il faut bien sûr prévenir à l’avance.


Le Clos de Ligré, 37500 Ligré


(33)0247 93 95 59
Prix de la chambre pour deux personnes avec petits déjeuners : 110E
Dîner sur réservation, 35 E boissons comprises, piscine et wifi gratuites


L'entrée et ses voluptueux tons de Parme


Au salon, la même douceur de vivre jointe au confort

Et Martine, qui ne fait rien comme tout le monde,
joue parfois à installer ses arbres de Noël à l'envers.
Lez bureau de Martine


Deux chambres très romantiques



Et trône la baignoire



 

REVEILLON TRES BRITISH


                                      Quand Londres fait la fête !
 





 
Londres, plus encore que New York ou Paris, est une ville éprise de lumières. Elle se déchaîne au temps de Noël. Les vitrines scintillent comme jamais, les sapins croulants sous les boules et les guirlandes parent chaque carrefour, chaque place, chaque bout de trottoir. On n’est plus dans une ville, mais dans l’antre du père Noël.  Et les regards ébahis des petits ne constituent pas le moins joli des spectacles. Les soldes commencent dès le lendemain de Noël et ce n’est pas le pire moment pour revisiter les boutiques londoniennes, bien au contraire ! On peut aussi s’élancer sur les patinoires installées en plein air au pied de la Tour de Londres ou à Hyde Park, déguster sur les divers marchés de Noël les « mince pies » dont rêvent tous les Anglais, assister à une comédie musicale, admirer les plus étonnants costumes hollywoodiens au Victoria & Albert Museum dont l’entrée est gratuite. Et le soir du Nouvel An, Harrods, la cathédrale Saint Paul, Trafalgar Square et Tower Bridge sont encore plus brillamment illuminés, si c’est possible. Dès que les cloches de Big Ben sonnent les douze coups de minuit, tous les passants s’embrassent et échangent leurs vœux sous les feux d’artifice tirés au pied du London Eye. Un spectacle et une ambiance à ne rater pour rien au monde !

 

485 E par adulte pour un séjour de quatre jours et trois nuits comprenant la traversée en ferry de Caen ou Ouistreham en cabine jusqu’à Portsmouth, le transfert en car jusqu’à Londres et trois nuits avec petits déjeuners au Copthome Hotel Chelsea, le dîner et le réveillon de la Saint Sylvestre et retour. Se renseigner au 0 825 828 828 ou sur www.brittany-ferries.fr.

EVASION


Escapades au Vietnam


 

 

 

 

 

Affolant pour le promeneur occidental, à Saïgon ou Hanoï, de se frayer un passage parmi la foule compacte de scooters fondant sur lui ! Une seule façon de procéder pour traverser une rue sans dommage : marcher droit devant soi sans jamais s’arrêter et, avec un peu de chance, les deux roues parviendront à vous éviter ! Chaque engin est surchargé, sacs et ballots divers, bambins et jeune passagère assise en amazone, parfois revêtue de la longue tunique flottante et fendue que les Vietnamiennes portent encore pour les fêtes. On est tout de suite frappé par l’extrême jeunesse de la population : 60% a moins de trente ans ! La plupart ont le visage masqué par un foulard pour se défendre de la pollution, pas bien nocive pourtant, ou du soleil. Les élégantes portent même de longs gants protégeant leur peau qu’elles veulent garder blanche.

 

Hanoï, la capitale du Nord
Magasin de plaques funéraires

Moins marquée par son passé colonial que son homologue du Sud, Saïgon et maintenant Hô Chi Minh-Ville, Hanoï a pourtant gardé un petit air français dans le quartier des ambassades, au sud du lac Hoàn Kiêm, avec ses villas aux volets bleus et sa spectaculaire cathédrale Saint-Joseph, au bizarre style médiévale. Ce qui fait le principale charme de la ville tient à ses grandes étendues d’eau, avec deux lacs et le Fleuve Rouge que franchit l’antique pont français baptisé autrefois Paul-Doumer. Le principal lac, Hoàn Kiêm est le rendez-vous des amoureux et de la jeunesse de Hanoï. C’est délicieux de flâner sur ses berges ou de louer l’un de ces curieux pédalos en forme de cygne qui sillonne ses eaux bleues. On peut ainsi se rendre sur l’île où se dresse un joli temple en forme de tour, la stûpa de Thap Rua. Un autre temple auquel on accède par un élégant pont de bois rouge a été construit au bord du lac, le temple Ngoc Son. A deux pas du lac s’élève le théâtre des Marionnettes d’eau, un spectacle typiquement vietnamien à ne pas manquer. Des marionnettes actionnées par de longues perches évoluent sur l’eau, retraçant les légendes et épopées vietnamiennes.
Quartier des Corporations à Hanoï
 

C’est là que commence le Quartier des 36 Corporations, le plus ancien de la ville. C’est un incroyable lacis de ruelles enchevêtrées où il faut errer à pied. Là se concentre une multitude d’échoppes où l’on trouve de tout, où s’exercent tous les métiers, on l’on peut savourer dans la rue une excellente soupe vietnamienne à toute heure du jour ou de la nuit. Dans ce quartier ont été construites les pittoresques maisons-tubes exhibant d’étroites façades bariolées d’à peine trois mètres de largeur pour une longueur de trente à quarante mètres, tout en béton, sans ouvertures. On paie ainsi moins d’impôt !
Le curieux petit temple du Pilier Unique

Entrée du Temple des Lettrés

Deux temples surtout font la renommée d’Hanoï, celui des Lettrés et celui du Pilier Unique. Le premier, très vaste, pourvu de nombreux autels où les fidèles viennent brûler des baguettes d’encens, fut construit au XVIIè siècle pour honorer les Lettrés ayant brillamment réussi à leurs examens, dont les noms et les titres sont mentionnés sur de nombreuses stèles de pierre. Le second, minuscule, érigé sur un seul gros pilier comme son nom l’indique, fut construit à la même époque par un roi désireux de s’assurer une descendance. Un autre haut lieu des pèlerinages vietnamiens est le mausolée de Hô Chi Minh, sur la place Ba Dinh où il proclama l’indépendance du pays le 2 septembre 1945. C’est un massif bloc sans grâce. On peut aussi voir la modeste maison sur pilotis qu’il habita entre 1958 et 1969.
Lac de l'Ouest

Marionnettes d'eau

Mausolée d'Hô Chi Minh

La campagne environnante, toute plate, est ponctuée par le vert luxuriant des rizières où l’on voit les femmes repiquer ou récolter le riz et les gros buffles noirs barboter dans la moindre mare. A une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de la ville, deux villages d’artisans valent le détour et permettent de découvrir la vie rurale et les modestes maisons paysannes, en béton, ne comportant la plupart du temps qu’une seule pièce à tout faire. Celui de Vac s’est spécialisé dans la fabrique d’éventails et chaque famille y travaille. En papier joliment décoré, ils sont aussi parfois unis, les motifs étant formés par de multiples petits trous. Le second, celui de Van Phuc, se consacre au tissage et à la fabrication de vêtements de soie. Tout le village résonne du bruit des métiers à tisser et on trouve là de jolies tuniques à petits prix.
 

Fête villageoise à Binhda


 

L’incomparable Baie d’Halong

L'incomparable Baie d'Ha Long et ses villages flottants

 

Même si l’on a vu d’innombrables clichés de cette célèbre baie immortalisée par le film Indo-Chine, son spectacle surprend toujours. La légende raconte qu’un dragon descendu des montagnes métamorphosa en pierres les génies marins voulant le combattre. Dans une eau turquoise aux innombrables anses troués de grottes se dressent en effet des milliers de rochers arides tombant à pic vers la mer, féerique spectacle. La meilleure façon d’explorer cette baie est de la sillonner en jonque, louée à la journées, à bord de laquelles on peut aussi dormir et déguster des repas de fruits de mer. Si on choisit de partir de la plus grande île de la baie, Cat Bà, on fuit les circuits officiels et l’on se sent seul au monde pour aborder les pittoresques maisons flottantes des éleveurs de poissons. Ceux-ci achètent des alevins qu’ils nourrissent dans de grands viviers et vivent dans des minuscules maisons de bois bâties sur l’eau. A Cat Bà, dont la moitié du territoire est occupée par un parc national où l’on trouve encore des singes à tête blanche, une espèce en voie de disparition, on embarque à Along ou à Hai Phong, à bord d’une élégante jonque en bois comportant cuisine et cabines, pont pour prendre des bains de soleil. On peut se baigner toute l’année dans les eaux tranquilles de la baie et visiter les grottes, dont la plus spectaculaire est celle de Hang Sung Sôt.
Village flottant de Cat Bà

 


Petites filles de pêcheurs
 

Saïgon, la belle du Sud

Plus marquée que Hanoï par son passé colonial, Saïgon est une métropole moderne de sept millions d’habitants traversée par la rivière Sài Gon, mêlant gratte-ciel, villas cossues et échoppes de la ville chinoise de Cholon. Au coeur de la ville trône la cathédrale Notre-Dame, toute en briques roses, faisant face à l’immense poste centrale conçue par Gustave Eiffel. L’ancienne rue Catinat qui se déploie au pied de la cathédrale était au siècle dernier la promenade préférée des élégantes occidentales qui venaient y faire leurs courses ou s’asseoir à la terrasse d’un des nombreux cafés. Le long du quai Tôn Duc Thang, au bord de la rivière, s’élèvent les plus belles villas d’autrefois et l’élégant édifice des Messageries maritimes. Ce fut là que s’embarqua Hô Chi Minh en 1911 pour un exil de trente ans. Non loin de là, Diêm fit construire son palais présidentiel dans les années soixante qu’un tank viêt-công détruisit quinze ans plus tard.
La célèbre poste française de Saïgon

Ambiance de rue

L'imposant monastère de Thien Hau


C’est en arpentant le lacis de ruelles de la ville chinoise de Cholon, en humant la profusion de senteurs s’élevant des étalages des marchés de Binh Tây ou An Dông, en entrant dans un de ses innombrables temples où les fidèles brûlent des baguettes d’encens qu’on s’immerge le mieux dans l’ambiance asiatique de la ville. L’un des plus fréquenté, le temple Thiên Hâu où les spirales d’encens se tortillent au plafond fut érigé en 1835 en l’honneur de la déesse de la Mer. Une nuée d’enfants frappant de baguettes une pièce de métal appellent « à la soupe », les savoureuses soupes vietnamiennes vendues partout dans la rue.

Les savoureuses soupes vietnamiennes dont on chosit soi-même
les condiments
 

Le delta du Mékong : eau, riz et sampans

Baignée par les différents bras du grand fleuve, poumon du sud Vietnam, cette contrée d’eau et de rizières est sillonnée par les sampans. La plus grande cité du delta, le port de My Tho, riche aujourd’hui de 125 000 habitants, fut fondée au XVIIè siècle par des marchands chinois. Elle est cernée par des îles-jardins à l’exubérante végétation : île de la Tortue, de la Licorne, Dragon ou Phénix. Il faut errer le long des canaux et rizières de la ville d’eau de Vinh Long, visiter le temple Van Thang dédié à Confucius, suivre en sampan les routes liquides du marché de Cai Bè où les paysans et les pêcheurs viennent vendre en barques fruits tropicaux aux odeurs enivrantes, montagnes de légumes colorés ou produits de leur pèche. Si vous poussez jusqu’à la petite ville de Sa Déc, vous y retrouverez l’ambiance décrite par Marguerite Duras dans son beau livre, L’amant. Là sa mère dirigeait l’école de fille, là son amant chinois habitait l’élégant « palais Bleu », là une très jeune fille aux nattes brunes, Marguerite, hante encore les rives du Mékong.

 

 

Pour en savoir plus :

. Asia, 1, rue Dante 75005 Paris, Tél. 01 44 41 50 10.

. Selectour Voyages, Tél. : 01 55 07 12 10.

Hébergements :

. A Hanoï, Hôtel Sunway, non loin du vieux Hanoï, restaurant, bar et gymnase.

. A Saïgon, Hôtel Palace, à deux pas de la rue Catinat, restaurants et piscine.