mardi 15 octobre 2013





N° 21 SEPTEMBRE-OCTOBRE
Jeune élégante de Naha, dans l'île tropicale
d'Okinawa, Japon
SOMMAIRE :
. Nouvelle parution : Aliénor l'insoumise, par Isaure de Saint Pierre,
Albin Michel à partir du ler novembre prochain
. Hôtel de charme, le Mercure à Albi
. Souffles du bout du monde, poèmes
                                            . Journées du patrimoine en Mayenne
. Erik et Florence Prigent-Humblot exposent
au Bec-Hellouin
. Malbork, le repaire des
Chevaliers Teutoniques.
. Okinawa, le paradis exotique
des Japonais
. Luxembourg, le royaume
enchanté de la fée Mélusine

NOUVELLE PARUTION





Isaure de Saint Pierre

Aliénor l'insoumise



 
Que dire d’une riche héritière, aussi belle qu’intelligente, mariée

à quinze ans au futur roi de France, qui ne craint pas de lui être


infidèle avant de le forcer à divorcer pour convoler avec son
pire ennemi, le fougueux Henri Plantagenêt ? Que dire d’une
reine d’Angleterre qui se rebelle contre son nouvel époux,
pousse leurs fils à la révolte, s’enfuit déguisée en homme, et
passe quinze ans en captivité, sans jamais renoncer au pouvoir ?
Que dire d’une femme que rien ni personne ne peut décourager,
et qui, à peine libre, reprend le combat ? À près de quatre-vingts
ans, ne la voit-on pas sillonner les routes à cheval pour défendre
les droits au trône de son fils Jean ou chercher au-delà des
Pyrénées sa petite-fille Blanche afin de la marier à l’héritier
du trône de France ?
Il faut du souffle pour suivre Aliénor d’Aquitaine dans les tumultes
d'un xiie siècle ensanglanté par des guerres fratricides. Romancière
passionnée doublée d’une historienne, Isaure de Saint Pierre
retrace le destin tumultueux d’une insoumise, une femme libre
et dénuée de préjugés qui dut affronter un monde d’hommes
sans jamais s’avouer vaincue. Et à qui ne manqua peut-être
qu’une chose pour être heureuse : rencontrer cet amour courtois
que chantaient pour elle les troubadours.
 
A paraître chez Albin Michel le ler novembre prochain.
Pour ceux ou celles qui voudraient assister en avant première à la conférence
que donnera l'auteur à Fontevrault, abbaye toujours chère au coeur d'Aliénor
et où elle repose, venez vous incrire à l'adresse suivante :



Conférence du 25 octobre, à Fontevraud, restaurant La Croix Blanche -19 heures.

Conférence organisée conjointement par le Liger de Saumur, le Liger de Chinon et le Rotary de Chinon.

Les inscriptions sont à envoyer à :

Liger Club Chinon

19 rue des Fouaciers

37500 Lerné

Un chèque de 39 euros par personne pour la conférence et le diner, à l'ordre de

Liger Club de Chinon




HÔTEL DE CHARME


Albi, un hôtel dans les anciens moulins de la ville rouge

Le Mercure d'Albi, un ancien moulin situé sur le Tarn


Le Mercure : d'harmonieux bâtiments du XVIII è surplombant le Tarn

La cathédrale vue du Mercure

 
 
Cette profusion de briques rouges reflétée avec opulence dans les eaux bleues du Tarn contribue à la féerie d’Albi, l’antique cité épiscopale classée depuis trois ans au patrimoine de l’humanité. Dormir au Mercure, face à la cathédrale Sainte-Cécile et au palais de la Berbie, ancienne demeure de l’évêque, constitue un plaisir rare, en particulier à l’heure du couchant, quand le soleil étreint toits et vieilles briques dans son étreinte pourpre. Cet ensemble de bâtiments où l’hôtel Mercure s’est installé en mai 1987, après deux ans de travaux de réhabilitation, fut autrefois une minoterie. Les Grands Moulins Albigeois du Tarn ont en effet été commencés de construire en 1770 et agrandis durant tout le XVIII è siècle. La partie minoterie, attenante à l’hôtel, abrite aujourd’hui le Comité Départemental du Tourisme. Encore agrandi au cours du XIX è siècle, le site abrita alors la fabrique des pâtes du Soleil, où s’est installé l’actuel hôtel. Une autre partie, celle où l’on séchait et emballait les pâtes, renferme à présent le Musée Lapérouse et se consacre à retracer la vie du grand explorateur.


La majesté du Tarn vue du Mercure

Le confortable salon-bar du Mercure

Une chambre

Cette vaste « Vermicellerie » a employé jusqu’à deux cents personnes et n’a fermé ses portes qu’en 1974. Après dix ans d’abandon et une considérable dégradation des lieux due surtout à l’humidité, les travaux furent difficiles. Ils eurent le mérite de respecter la belle harmonie des murs épais de 1,80 mètres à la base et formant d’élégants arrondis permettant une vue plongeante sur les chutes du Tarn, le pont  du 22 Août 1944, théâtre de sanglants combats et reliant le Bd de Strasbourg aux Lices Georges Pompidou, puis le Pont Vieux datant du XI è siècle.

Une déco moderne et confortable rehausse le charme des vieilles briques sans leur nuire. Bref, un lieu délicieux où savourer Albi, son musée Toulouse-Lautrec renfermant plus de mille de ses œuvres, les hôtels Renaissance, le cloître Saint-Salvy et les autres moulins du Tarn que sillonnent toujours les gabarres à la voile carrée.

 
Les toits du Mercure quand le soleil couchant prend Albi dans son étreinte


Hôtel Mercure, 41, rue Porta, 81 000 Albi, Yél. : 05 63 47 66 66.