vendredi 29 juin 2012

Ballade gourmande de Tintine

Face au palais ducal, la place de la Libération

Le palais ducal et des Etats

Le majestueux escalier de Gabriel


Ballade gourmande à Dijon

Le bistrot de la République à Dijon

Et sa paisible terrasse décorée de vieilles affiches

Dijon, « la ville aux cents clochers » comme disait Henri IV, est bien sûr la capitale de la Bourgogne. Tintine a toujours été charmée par son calme provincial et ses merveilles d’architecture, son palais ducal et des Etats surgissant à présent d’une place de la Libération bien restaurée, avec son pavement en belles pierres de Bourgogne et ses chemins de jets d’eau alignés sur les ruelles rayonnantes, sa pléthore d’hôtels particuliers à pans de bois ou aux opulentes lucarnes ventrues, hôtel des Griffons, Morel, Sauvegrin, Rolin, de Vogüe et bien d’autres, ses églises évidemment, Saint Michel et sa majestueuse ordonnance Renaissance, Sainte Marie du Bon Secours et sa curieuse façade aux gargouilles, pas toutes authentiques, et remises de cette bizarre façon en 1881, la délicieuse cour intérieure du musée Morin, ses toits aux tuiles gaîment vernissées…


Tout le charme des vieilles affiches



Et celui de la carte des desserts !












Non loin des touristes se pressant dans le centre historique, mais en un lieu préservé pourtant, elle a découvert ce savoureux bistrot de la République où les œufs meurette à la sauce au vin, accompagnés par exemple d’un Bourgogne aligoté du domaine Thierry sont un régal. Une rare collection de vieilles affiches anime les murs en évoquant le passé gastronomique de la ville. Une terrasse paisible abrite discrètement ses fugues gourmandes !


L'altière façade Renaissance de Saint-Michel

A côté, curieuse maison à pans de bois inserrée dans des ruines

Façade aux gargouilles de Notre-Dame du Bon Secours

La ballade gourmande se poursuit dans les boutiques spécialisées

Ambiance de rue

Les magnifiques toitures vernissées de Bourgogne



jeudi 28 juin 2012

Les bons plans de Tintine


Tintine en Georgie

Blottie autour de son église, la vieille ville de Tbilissi

Ces bains publics sont inspirés de la Turquie si proche


Influence également orientale dans ces balcons ajourés


Longtemps interdit voyageurs, ce petit pays échappé à l’ancienne tutelle de l’Urss, est situé entre Europe et Asie. Cette patrie de Staline, surtout visitée jadis par les membres importants du Parti, s’éveille lentement au tourisme.

Après le bref conflit de l’été 2008 qui n’a duré que cinq jours, les sujets de discordes ne sont toujours pas réglés, même si la Georgie n’est plus un pays en guerre. Les provinces de l’Ossétie et de l’Abkhasie n’ont pas encore trouvé leur statut et l’on ne peut y aller. Le pays est splendide, enserré au nord et au sud par deux chaînes de montagnes aux profondes forêts, paradis des trekkeurs, skieurs ou cavaliers, bordé à l’ouest par la Mer Noire qui offre avec indolence ses kilomètres de sable blond. Cette terre chrétienne depuis des siècles révèle aujourd’hui ses monastères, églises ou forteresses classés. Entre les montagnes, on cultive dans une large plaine bien arrosée légumes, céréales et vignes fournissant un vin capiteux.


Tbilissi, l’ancienne capitale de la Transcaucasie

C’est dans cette ville montagneuse que l’on atterrit et que l’on peut voir les tentatives de bâtisseur du président très contesté pour son alliance inconditionnelle avec l’Amérique, Mikheil Saakachvili. Il tente ainsi de regagner une popularité évanouit avec la guerre de 2008. Partout, on rénove les vieilles maisons à balcons de bois, très semblables aux yalis d’Istanbul, on reconstruit les anciennes murailles médiévales, on pave les rues et on les équipe de fontaines, on repeint les murs de tons pastels, on remet en valeur les élégants immeubles Art Déco. Boutiques et terrasses de bistrot se multiplient. Partout vrombissent les marteaux piqueurs et les grues achèvent la construction de grands hôtels. En plus d’un Sheraton et d’un Marriott, s’est ouvert en septembre 2009 un Radisson futuriste, puis un Intercontinental et un Park Hyatt. De l’influence turque subsistent plusieurs hammams, dont de ravissants bains publics à la façade ornée de carreaux. De vigoureuses vieilles femmes torses nus y ont trituré une Tintine encore éberluée de l'aventure plutôt qu’elles ne l'ont massée…



7000 ans de culte rendu à Bacchus

Ce qui est sûr, c’est que le vin fut toujours une valeur sûre appréciée des Georgiens et même que sa culture serait née ici, dans le mythique pays de la Toison d’Or. Le mot vin serait d’ailleurs issu du mot georgien « gvino ». Dans la région orientale de la Kakhétie, 120 000 hectares de vigne sont issus de plus de 500 cépages. Avant chaque repas composé de khinkali, raviolis fourrés à la viande ou au fromage, radjakouri, crêpes au fromage de vache ou brebis, ou kotouri, brochettes d’agneau, l’hôte accueille ses invités par des toasts solennels, et interminables, autant de prétexte à vider gaillardement son verre et Tintine ne s'en est pas privée, toujours un peu en retard pourtant sur le rythme local…


L’art de vivre au  XIX è siècle

Tout près de Tbilissi, à Tsinandali, un ancien palais princier reconverti en musée montre quel fut l’art de vivre des riches propriétaires georgiens : meubles d’acajou à foison, nappes somptueuses, vaisselle en porcelaine de Limoges, cristaux de Bohême, cave riche de près de 17 000 bouteilles dont 500 datent du XIX é siècle, de quoi envoyer Tintine en d'éternelles bacchanales.

Non loin, à Natakhtari, on fabrique toujours de « l’armagnac à la française », que ne peut nommer ainsi, même s’il en a toutes les particularités et les délices. Modestement, on se contente de l’appeler « brandy », tout en le consommant sans beaucoup de modération.


Des monastères comme en Cappadoce, les villages perchés du Caucase
L'antique monastère de Vardzia vu de sa chapelle

Ferveur à Vardzia

Le village "perché" et fortifié d'Omalo


En Georgie, pour les journalistes invités, on a remplacé le bus traditionnel par un vieil hélicoptère de l'armée russe, passablement cabossé mais toujours vaillant, qui vient chaque matin chercher Tintine à son hôtel, luxe ô combien inhabituel. Il atterrit vaille que vaille dans le décor cyclopéen environnant la ville de Vardzia, à la frontière de l’Arménie et de la Turquie. Au sud, un éboulement rocheux à mis à jour une véritable cité troglodyte de treize étages. Edifié à partir de 1211, ce monastère orthodoxe fut aménagé comme une forteresse invisible et secrète pour protéger ses moines de l’invasion ottomane.

De l’autre côté de la plaine, en plein Caucase, des « villages perchés » accessibles à pied ou à cheval, et mieux encore, en hélicoptère bien sûr, comportent nombres de tours de guet destinées à protéger les habitants des incursions des pilleurs du Daghestan ou de la Tchétchénie. Aujourd’hui n’y vivent plus guère que des vieux aux sourires tout craquelés logeant dans des masures aussi belles qu’inconfortables et subsistant grâce à leurs troupeaux de moutons ou de biquettes.

Savoureux pique-nique bien arrosé à Omalo

A Gori subsiste le culte de Staline

A Gori, monument abritant la datcha de Staline

Gori, photo de Staline à 21 ans
Cette ville natale de Staline embarrasse un peu les Georgiens, qui n’osent pas reconnaître que son culte y perdure. Son musée est l’édifice le plus important de Gori. Et Tintine d'y découvrir un beau et jeune bandit pilleur de banques (pour la bonne cause, précise le guide), Staline. La datcha où il a grandi est devenue un mausolée. Ses photos, ses écrits et même son train sont régulièrement visités par étudiants et lycéens… Difficile pour Tintine d’évoquer la « déstalinisation » en Georgie, elle préfère trinquer et retrinquer sans fâcher personne !












Tintine et sa copine Martine ne parviennent plus à s'arracher des pales de leur hélico...


Propos d'écrivain


Varsovie romantique


Statue de Frédéric Chopin à Varsovie

La musique est toujours reine dans les rues de la capitale

Les Polonais ont une bonne descente, c'est bien connu,
mais ils apprécient aussi les bons vins


Il n'y a rien de plus stimulant pour un écrivain que de mettre ses pas dans ceux d'un autre créateur. Parcourir Varsovie la romantique en suivant Chopin qui a tant célébré sa ville de Varsovie qu’il est naturel qu’elle lui rende la pareille donne envie de laisser courir sa pensée, ses rêves, sa plume. On arrive en avion à l’aéroport-Frédéric Chopin. L’hôtel Mercure porte son nom. On peut écouter chaque dimanche en été, dans les jardins du parc Lazienki où s’élève le Palais sur l’île, devant jets d’eau, roses et pénétrant regard d’un Chopin de bronze ses principaux récitals.


Tout Varsovie chante Chopin

Né le ler mars 1810 dans le domaine de Zelazowa Wola appartenant à la comtesse Skarbek où sa mère Tekla Justinyna est intendante et son père Nicolas Chopin, un Lorrain, précepteur des enfants, Frédéric ne garde aucun souvenir du petit manoir tout blanc, puisqu’il n’a pas un an lors que ses parents le quittent pour s’installer à Varsovie, dans un appartement loué du palais de Saxe. Il y vit jusqu’à l’âge de sept ans avec ses trois sœurs, son aînée Ludwika, puis ses cadettes Izabella et Emilia. Sa mère adore la musique et la famille joue du piano. Frédéric témoigne de dons si évidents que ses parents le confient au professeur Wojciech Zywny qui voit en lui un prodige et un virtuose digne de Mozart.

La famille s’installe ensuite au palais Casimir à la façade jaune et blanche évoquant Saint-Pétersbourg et y demeure jusqu’aux treize ans de Frédéric. Son second maître, le Tchèque Würfel, a aussi une haute opinion de son élève et l’encourage à jouer en public.
La vieille ville détruite et reconstruite à l'identique,
vue de l'autre côté des remparts

Le château de Varsovie, également reconstruit

La grand place gaîment bariolée, ses échoppes et ses bistros

Détail de la grand' place

Dès l’âge de huit ans, il commence donc à donner des concerts dans les palais, les églises, sur les principales places de Varsovie et même lors de noces paysannes pour mieux pénétrer l’âme polonaise (sa Mazurka en si bémol majeur). Son père n’a rien d’un Léopold Mozart et n’exploite pas le talent de son fils, même s’il en est fier. On peut l’applaudir au Belvédère, rue Belwederska, résidence aujourd’hui du président de la République où Chopin se produit souvent devant le Grand-Duc Constantin, au palais Blekitny, rue Senatorska, ou au palais Potocki, au palais Radziwill, actuel palais présidentiel, où il donne son premier concert public.

Würfel étant un organiste de talent, Chopin apprend à se familiariser avec cet instrument dans quantité d’églises : des Visitandines où il joue de l’orgue le dimanche, des Carmélites ou à Sainte-Anne où il accompagne la jeune cantatrice Constance Gladkowska dont il est secrètement amoureux, dans l’église Evangélique où il se produit en 1825 devant le tsar Alexandre Ier.

Ses grands concerts de 1830 ont lieu place Krasinski, où se trouve l’actuelle Cour Suprême et où s’élevait le théâtre National.

Les souvenirs de Chopin à Varsovie
Un fiacre comme du temps de Chopin

Détail d'une porte

Des maisons aux riantes façades

Les visitandines de l’église des Carmélites sont fières de toujours posséder l’orgue qu’il faisait vibrer avec tant de ferveur. Au palais Ostrogski, siège de l’Association Frédéric Chopin où l’on ne joue bien sûr que sa musique, on conserve des objets lui ayant appartenu, partitions, lettres, une serviette brodée à son chiffre, son dernier Pleyel. Quant au Musée Chopin du délicieux palais rose et blanc Czapski et dernier domicile polonais de Chopin, il est devenu l’Académie des Beau-Arts. On peut y visiter le salon de la famille, reconstitué d’après une vieille photo.

Même s’il est mort de la tuberculose à Paris le 17 octobre 1849 à l’âge de 38 ans, son cœur repose, selon ses vœux, dans une urne scellée dans un pilier de son église paroissiale, Sainte-Croix, mais sa tombe est restée au Père-Lachaise

Varsovie, ville martyre sans cesse renaissante


Tour à tour détruite par les nazis, les Russes et les soviétiques, Varsovie a été reconstruite à l’identique, le château royal, la Vieille Ville, la Ville Nouvelle (datant tout de même du XV è siècle) et les remparts relevés où Frédéric Chopin pourrait déambuler sans être trop dépaysé. Détruite en 1944, la cathédrale Saint-Jean a retrouvé sa fière silhouette gothique, en béton.  Les maisons gaîment bariolées de la place de la Vieille Ville évoquent toujours les élégantes demeures bourgeoises décorées de fresques et de sculptures des XVII è et XVIII è siècles. Les anciens remparts démantelés au XIX è siècle ont été refaits et l’impressionnante Barbacane, donne encore accès à la Ville Nouvelle, construite jadis hors les murs pour remplacer les vieilles masures en bois.

C’est là que s’élèvent les principales églises, le bâtiment dédié au poète romantique Adam Mickiewicz, que vénérait Chopin car il reste le chantre de l’indépendance polonaise et les palais. Qu’aurait-il pensé du palais de la Culture et de la Science édifié par Staline à la gloire du socialisme qui pèse sur la ville du haut de ses 231 mètres, comptant plus de 3000 pièces, deux théâtres, trois cinémas, une salle de congrès, une piscine et plusieurs musées ?


Les lieux de prédilection de Chopin

Intérieur de la cathédrale
Ce sont sur les lieux qu'a tant hantés Chopin que l'on retrouve son génie mélancolique, sa belle musique intérieure. Sur les conseils du médecin familial déplorant la fragile constitution des enfants Chopin, Frédéric et ses sœurs vont souvent s’exercer à la patinoire de la rue Obozna – il n’a pas dix-sept ans lorsque sa cadette, Emilia, meurt de la tuberculose qu’il a aussi attrapée. Si la patinoire a aujourd’hui disparu, au N° 3, le Café Kafka, un café-librairie, est apprécié des étudiants. Lui fréquente plutôt ceux de la rue Miodowa, et a ses habitudes au Café Honoratka, dont le sous-sol est resté tel qu’il l’a connu, ou encore au Panni Brzezinska, non loin du palais Wessel. Il achète ses partitions dans la librairie de son ami Antoni Brzezina, dans la même rue Miodowa. Il passe des heures dans l’atelier de Buchholtz, au croisement des rues Mazowiecka et Swietokrzyska, à essayer ses instruments, aidant son ami à les vendre en improvisant pour les acheteurs avec son habituel brio. L’atelier a hélas été remplacé par d’affreux immeubles de l’après-guerre…

C’est à Vienne ou à Paris qu’il lui faut s’imposer. Et le 2 novembre 1830, il se résout à partir, empruntant la malle de l’ancienne Poste Saska, aujourd’hui palais Wessel. En route, à l’auberge de Wola, l’attendent pour un adieu ses amis et les étudiants du Conservatoire. Il s’en va vers la gloire…

La majestueuse Vistule, chère à tout coeur polonais








Evocation


Santorin, la belle engloutie


Juchée au point le plus haut de la caldéra, dans un grandiose
 paysage volcanique, Théra, la capitale toute blanche de Santorin



Le minuscule port blotti en bas de la falaise



Loin de la splendeur du Parthénon, de la fournaise d’Athènes, du fourmillement du Pirée, les îles grecques, fragments de mosaïque étalés sur le bleu de la Méditerranée, peuvent se découvrir à petits prix, si possible hors saison, en sautant d’un ferry à l’autre, de préférence les rapides Flying Dolphins. On loge chez l’habitant pour se faire dorloter par les mamas tout en noir. L’une de ces îles est particulièrement impressionnante par la catastrophe qu’elle évoque encore et ses hautes falaises torturées plongeant à la verticale vers la mer : Santorin.


Santorin la volcanique

Perchée sur un ancien volcan dont on devine encore fort bien la forme, Santorin est la plus spectaculaire des îles grecques. L’éruption, qui aurait eu lieu vers 1500 av.J-C, serait à l’origine du mythe de l’Atlantide, le continent perdu chanté par Platon. L’éruption dut être terrible car on a trouvé des fragments de roches volcaniques jusqu’en Egypte et Palestine, à près de mille kilomètres de là. Cette explosion fut peut-être aussi à l’origine de la légende de l’ouverture de la Mer Rouge devant Moïse et son peuple, formidable raz-de-marée ou tsunami produit par la violence du choc. L’île en forme de fer à cheval épousant la courbe de l’ancien cratère est donc dominée à l’ouest par de hautes falaises s’élevant jusqu’à 120 mètres et basculant abruptement dans le bleu de la mer rayé par le sillage des bateaux. Sous l’eau, la « caldeira » du cratère a formé des fosses marines se creusant jusqu’à 400 mètres sous la surface. La côte est s’allonge au contraire jusqu’à la mer en formant de belles plages.

Une vieille toute en noir


Théra, la ville multicolore

La capitale de l’île, appelée Théra ou Fira, est juchée sur la crête des falaises, pourvue d’un minuscule port en contrebas que l’on atteint en téléphérique. Il y a peu de place et les maisons multicolores, les délicieuses chapelles également peinturlurées se serrent les unes contre les autres pour gagner de l’espace et ménager de tortueuses ruelles. La vue est saisissante, surtout au bout de la corniche, dans le quartier de Firostéfani où elle porte sur 360°. Même hors saison, Théra est si resserrée qu’il y a toujours du monde. Mais l’île ne manque pas de petits bistros où s’attabler pour déguster de merveilleux cafés glacés aromatisés au rhum.



Une ballade en caïque

C’est au port en bas de la falaise que l’on peut retenir un bateau pour explorer les autres îlots de la caldeira. Un sentier escarpé y mène, mais aussi le téléphérique. La plus spectaculaire de ces îles est aussi la plus grande, Néa Kaméni, surgie des flots en 1573, donc très récemment pour un géologue ! Dans un paysage désolé évoquant les cratères lunaires, on distingue coulées de lave noire et fumerolles. L’îlot plus ancien et plus exigu de Paléa Kaméni, apparu quant à lui en 196 av. J-C, borde une crique d’eau sulfureuse et chaude, excellente pour la peau, où l’on peut se baigner depuis le bateau car il n’y a pas moyen d’y aborder. Mais on peut atteindre l’îlot habité de Thirassia, en face de Thera, d’où la vue est également splendide. Il faut la mériter car la montée est rude.

Coupole du couvent des Dominicaines

Chemiin de corniche vers Firostéfani

Une vie de chat


Les paisibles villages du centre de Santorin

Pour fuir la foule qu’attire en toute saison l’étonnante petite capitale de Santorin, rien de mieux que de louer un scooter pour sillonner la campagne plantée de vignes et d’oliviers et découvrir la côté est où s’étalent de belles plages où l’on peu se baigner sans danger, certaines de sable noire, telle Périssa ou Kamari avec ses gravillons sombres. Si les routes sont tournantes et plus ou moins bonnes, les distances restent courtes et il est facile de rayonner à partir de Théra pour découvrir les villages du centre de l’île, Kartérados, Messaria ou Pyrgos. Ils charment surtout par leur calme et leur rythme de vie si paisible, offrant à leurs visiteurs des pensions de famille bien moins chères que les hôtels, permettant de partager la vie d’une famille. En pleine campagne, d’austères monastères blottis parmi les oliviers renferment encore de belles icônes, comme ceux de Prophitis Ilias et de Mégalochori.

Moulin de Firostéfani

Musicien à Firostéfani

Le joli port d'Oia


Finikia et le port d’Oia au nord

Finikia aux vieilles maisons chaulées et aux sombres ruelles invite aux paresseuses flâneries. Tout près, le port d’Oia est le plus beau village de l’île, avec sa rade paisible et ses demeures troglodytes creusées dans le roc, où habitaient jadis les marins. Très prospère au XIX è siècle, ce port abritait alors plus d’une centaine de navires de commerce avant de péricliter. On y voit encore d’élégantes demeures patriciennes juchées sur la falaise et les vestiges d’un ancien chantier naval.


Tombée de la nuit sur Santorin

Les sites archéologiques

A 9km au sud-ouest de Théra, vers la pointe de la caldeira, après le paisible village d’Akrotiri, s’étend un champ de fouilles de 12 000 m2.

Un archéologue grec, Spyridon Marinatos, passionné par Santorin, obtint la permission d’y faire des fouilles, qu’il conduisit pendant huit saisons. Il ne recherchait pas la mythique Atlantide, mais une rade bien abritée qui aurait convenu aux marins de l’Antiquité et son choix se porta sur Akrotini. Il n’avait pas tort. La masse des cendres du volcan avait recouvert tout l’ancien port comme à Pompéi et il dut creuser sur 40 à 50 m d’épaisseur pour trouver les ruines bien conservées d’un port important. Sa mort suspendit les fouilles, reprises ensuite par le professeur Doumas, mais Akrotiri est loin d’avoir livré tous ses secrets.

Le second site est celui de l’ancienne Théra, au sud-est de la capitale actuelle, perché au-dessus de Périssa, au sommet d’un piton rocheux désolé s’élevant à 369m au-dessus de la mer, poste d’observation idéale pour surveiller les abords de la mer Egée. Les vestiges sont surtout grecs et romains. Avec un peu d’imagination, quand on atteint la terrasse des Fêtes, au sud du site, on croit revoir et entendre les beaux éphèbes nus chantant et dansant en l’honneur d’Apollon, le dieu de la musique et de la poésie, honoré par les Grecs comme par les Romains.