jeudi 28 juin 2012

Hôtel de charme


A Taroudant, un hôtel dans un vieux palais

Un palais intégré aux murailles

K'incomparable odeur du souk aux épices

Une silhouette voilée se faufilant devant les remparts

Détail d'un balcon évoquant un moucharabieh


Loin des foules estivales, Taroudant, 0 80 Km à l’est d’Agadir, au Maroc, est une jolie petite ville paisible de 36 000 habitants enclose dans ses murailles ocres datant du XII è siècle, avec une médina et un souk moins fréquentés que ceux de Marrakech. A l’ombre de ses remparts s’élève le Palais Salam, maintenant un hôtel.



Dans les patios à la végétation tropicale glougloute l’eau des fontaines
Derrière bananiers et palmiers s'élève la plus haute
 tour du Palais Salam

Grès rouge et bleu du ciel pour les bâtiments plus modernes se
mirant dans la piscine
Les remparts crénelés de la ville servent de décor à cette autre piscine

Dans chaque patio glougloute une fontaine

Folle prodigalité dans la splendeur des portes marocaines






Dans les anciens palais marocains, une place toute spéciale est laissée aux patios ornés de bananiers, palmiers, bougainvillées exubérants. Dans les opulentes demeures, l’eau est la première des richesses et la prospérité de ces anciens palais se mesure au nombre de leurs bassins et fontaines. Au Palais Salam, il n’y a pas moins de deux piscines et, dans les quatre patios qu’il comporte, ruisselle l’eau des bassins et fontaines. Les sols sont dallés de zelliges, élégants carreaux de mosaïque offrant à l’œil de multiples combinaisons de matières, formes, tailles et couleurs. Ces patios forment de véritables jardins et les bâtiments plus modernes prolongeant le palais en terrasses s’inscrivent aussi dans une explosion de verdure. Comme on vit beaucoup à l’extérieur, à l’ombre des arbres, le Palais Salam propose sur chaque terrasse une profusion de sièges et de tables en fer forgé, dont les plateaux sont constitués de petits carreaux bleus et blancs.

Les portes forment un élément essentiel de l’architecture marocaine. Elles sont toujours richement ornementées et toutes différentes. Les plus somptueuses sont en bois de cèdre très sculpté, d’autres sont formées de simples arches ornées de motifs en stuc souvent peints de teintes vives.

Pour la partie la plus moderne de l’hôtel, on a conservé la belle couleur d’ocre rouge des murs sur laquelle tranche le bleu très cru des huisseries de fenêtres, poutres et balconnets évoquant des moucharabiehs. A l’intérieur aussi, la richesse des portes peintes de motifs naïfs constitue l’un des éléments essentiels du décor. Elles s’encadrent souvent dans des motifs de stuc finement dentelés. Certaines s’ornent de carreaux multicolores laissant passer les rayons du soleil.

Un mobilier réduit à l’essentiel, mais très ornementé

Dans les salons, le stuc sculpté forne des décors raffinés tandis que les murs sont
peints en "tadelakt", procédé permettant de beaux effets de matière

Etant donné la richesse des éléments fixes du décor, portes, entourages de fenêtres et frises de zelliges courant au bas des murs et ceinturant les pièces, le mobilier marocain est d’habitude assez succinct. Il se compose essentiellement de divans bas ornés de somptueux tissus et d’une profusion de coussins, de nombreuses tables basses en bois peint et travaillé ou au plateau de cuivre martelé, de sièges capitonnés ou de fauteuils en bois de cèdre très ornementés. Des tapis marocains – ils sont à juste titre réputés et tissés par les tribus berbères montagnardes, ici l’Anti-Atlas – jonchent les sols. Des vases de faïence cerclés de métal complètent le décor. Partout, d’élégantes lanternes en cuivre ciselé jettent sur les murs une douce caresse.

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