vendredi 1 novembre 2013

ECRIRE A DUBLIN


Dublin, patrie des écrivains



 

Dublin, Custom House

Dublin, les maisons colorées des quais de la Liffey
 

Ce n’est pas un hasard si ce petit pays d’à peine quatre millions et demi d’habitants inspira tant les écrivains et si Dublin a donné trois prix Nobel à la littérature : Yeats, Shaw et Beckett.

 
On peut encore voir dans la cathédrale Saint Patrick la tombe de son célèbre doyen, Jonathan Swift et de son grand amour, Esther. L’auteur des Voyages de Gulliver fut en son temps – ce roman satirique fut écrit en 1721 -  un redoutable contestataire fustigeant l’Eglise et les riches.


Le 16 juin, le Bloom’s day inspiré de Joyce

L’auteur auquel on voue ici un véritable culte reste James Joyce, le créateur d’Ulysse et des Gens de Dublin. Le 16 juin, toute la ville célèbre le Bloom’s day,  le jour de son héros en arborant des vêtements datant de l’époque du roman, le 16 juin 1904. On boit à sa santé de la Guinness, la bière qu’il préférait, en dégustant ses fameux sandwiches au gorgonzola, mais l’ambiance la plus folle règne surtout dans le pub qu’il fréquentait, le Davy Byrne, 21, Dukke Street ! Il ne faut pas manquer de faire un pèlerinage au James Joyce Center (35, North Great George Street, rive nord, Tél. : 878 85 47). Là son neveu évoque comme personne son souvenir en montrant de nombreux objets lui ayant appartenu, même si Joyce n’habita jamais la maison. A Sandycove, au sud de Dublin, se dresse encore une ancienne tour de défense. L’écrivain Gogarty invita Joyce à y séjourner avec lui, infernal séjour qu’il relate dans les premières pages d’Ulysse. Un club de fans se baignent toute l’année au pied de la tour, dans une mer souvent furieuse et toujours glacée. On peut obtenir au Dublin Tourism Entreprises (Tél. : 605 77 55), la carte d’Ulysse sur laquelle sont indiquées quatre autres stations consacrées aux errances de Bloom dans la ville pendant l’unique jour où se déroule le roman.

 
La cathédrale de Christchurch

L'élégant pont de la cathédrale







Une ville d’étudiants

 
Les beaux bâtiments de brique de Trinity College

Ville d’écrivains, Dublin est aussi une ville d’étudiants. Sur la rive sud de la rivière Liffey, le quartier de Temple Bar, ancien repaire des petits métiers et artisans, est coincé entre rivière et université. Il doit son nom à la mémoire d’un ancien recteur de Trinity College, William Temple, qui y résidait au XVII è siècle et aimait y faire la jolie promenade du Bar. A partir du quai de Wellington alignant ses maisons roses se mirant dans l’eau, ce n’est qu’un dédalle de ruelles tortueuses, prisées des étudiants pour leurs restaurants et pubs branchés, leurs boutiques à petits prix.

Trinity Collège est un vaste ensemble de cours et de pelouses d’un vert à faire rêver l’espérance, ceintes d’harmonieux bâtiments datant des XVIII è et XIX è siècles. Ici, pas de voitures mais les vélos des étudiants. Par beau temps, ils piquent-niquent au soleil. Dans The Old Library, la vieille bibliothèque de 65 mètres de long, si haute qu’on l’a divisée en deux étages, les dorures des livres anciens luisent doucement. Bien sûr, les 14 000 étudiants n’y travaillent pas, il faut une autorisation spéciale pour y entrer, tant ses livres sont précieux et en particulier le rarissime Book of Kells, chef d’œuvre des manuscrits, commencé au VII è siècle et illustrant les Evangiles avec une imagination délirante. Autre objet précieux, la harpe du légendaire roi Brian Boru qui délivra l’Irlande des Vikings au X è siècle.


La cité des pubs
Ambiance de Temple Bar la nuit

L'intérieur de l'usine de Guiness

Si la rive sud, à cause des étudiants, a longtemps été la plus animée de Dublin, la rive nord devient un rival sérieux. Partout, la ville se rénove, trépignant au rythme des marteaux piqueurs. Peu à peu, les anciens hangars des docks ont pris une allure futuriste, abritant nouveaux hôtels, restaurants et boutiques. On y a même installé le Centre de Musique Traditionnelle Irlandaise ( Smithfield Village, Tél. 817 38 20) évoquant toutes les musiques du pays (ceol en gaélique), leurs instruments et leurs principaux interprètes. Si la descente du Dublinois est célèbre à juste titre, les pubs de Dublin n’existeraient pas sans leur folle musique, leurs chants nostalgiques et leurs danses, le soir surtout.

On ne peut visiter sans autorisation la vaste et moderne brasserie Guinness, mais son petit musée apprend tout de l’art du brassage (Saint James Street, Tél. : 453 67 00) et offre une dégustation gratuite. Sont plus étonnantes les micro-brasseries fleurissant dans la ville et brassant leurs propres bières, souvent dans de beaux alambics en cuivre. On peut s’attabler pour déguster un échantillon de toutes les bières maison, du breuvage presque noir à la blonde couleur de blé. On peut même, à Porterhouse (16, Parliament Street, Tél. : 741 52 67), essayer la bière au jus d’huîtres… Spécial.
 
Le très futuriste Blue Liffey Glass

La nuit venue, les musiciens hantent le moindre pub avec cornemuse, harmonica ou tambour pour scander les vieilles ballades irlandaises que l’assistance reprend en chœur, la plus célèbre étant celle de Molly Malone, la jolie marchande de coquillages. Bière ou baileys, mélange explosif de crème, café et whisky mettent en forme pour danser la célèbre gigue irlandaise. L’ambiance est particulièrement chaude à l’Oliver Saint John Gogarty (58-59 Fleet Street) ou dans ce très vieux pub de Dublin, l’O Donoghue’s (15 Merrion Row), jusqu’à ce que retentisse à 23 h the last orders, l’avis de l’extinction des feux, mais on a encore un quart d’heure pour se ruer vers le bar avant la fermeture !

 

Les poétiques cimetières irlandais


Aux environs de Dublin, le joli port de Horwst et ses fumeries de saumon
 
 


Fiche pratique 

. Comment y aller :

En avion par Aer Lingus, voir www.aerlingus.com pour avoir les meilleurs prix.

Ou par Brittany Ferries si l’on a plus de temps, mais l’approche par la mer reste incomparable, voir www.brittanyferries.fr. La même compagnie propose un forfait une nuit en guest house, traversée aller retour, voiture incluse à partir de 200 E par personne.

. Où dormir :

A l’Arlington Hotel à la décoration très kitsch et bien situé sur les quais, www.dublinarlingtonhotel.com, à partir de 160 E la chambre double, sans le petit déjeuner.

A l’Hotel Saint George à Parnell Square, à partir de 180 E la chambre double sans le petit déjeuner, www.ebookers.fr/hotel-Saint-George, très calme.

 

 

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