samedi 13 février 2016

A VOIR A LIRE


                                                   

 

                                     The danish girl


The danish girl


Si vous ne l'avez pas encore vu, courez à une séance de The danish girl, le film bouleversant de Tom Hooper avec Eddie Redmavne et Alicia Vikander. Cette histoire véridique se passe à Copenhague surtout, dans les années trente. Un jeune couple de peintres, Gerda et Einar Wegener, s'est connu aux Beaux Arts. Lui est un paysagiste jouissant déjà de quelque renom, elle s'essaie au portrait. Ils se sont mariés et, entre eux, c'est l'amour fou dans l'ambiance danoise aussi bohème que libérale. Un jour que le modèle de Gerda, malade, n'a pu venir poser, elle demande à son mari de revêtir sa tenue de danseuse pour achever le portrait en cours, mais le trouble qu'il ressent alors n'est pas anodin. Peu à peu, il éprouve le besoin de se travestir en femme, d'abord avec la complicité amusée de Gerda, qui comprend bientôt que ça n'a rien d'une plaisanterie. Un déclic s'est produit en Einar, qui se croit bientôt plus femme qu'homme. Avec l'aide de Gerda, dévastée car elle l'aime toujours, mais compatissante, il tentera alors une opération à cette époque très risquée. La première réussit de justesse, mais il en faut d'autres... Ils divorcent par force, sans toutefois se séparer. Eina renonce à la peinture pour l'écriture sous le nom de Lily Elbe, relatant sa lente transformation en femme, jusqu'à en mourir... Tout est juste, exactement dosé, jamais outré ou désagréable, magnifique.

                                  Intrigue à l'anglaise



Le cadre est cette fois Bayeux et plus précis »ment sa célèbre broderie dite « tapisserie de la reine Mathilde » et narrant le débarquement en Angleterre de Guillaume le Conquérant, sa victoire à Hastings sur le roi Harold et son couronnement entouré de ses barons. Or les trois derniers mètres de la toile manquent depuis une éternité, puis réapparaissent mystérieusement à Drouot. La nouvelle conservatrice adjointe, Pénélope Breuil, se lance avec son impulsivité coutumière dans l'enquête. Qui est ce mystérieux aristocrate anglais qui la convoque dans on île anglo-normande ? Détient-il le secret du mystère de la broderie qui mettrait en cause la légitimité même de la monarchie anglaise ? Est-ce pour cette raison qu'on a tenté de tuer la véritable conservatrice du musée ? Que vient faire Vivant Denon, l'oeil de Bonaparte dans cette mystérieuse affaire ? L'histoire est passionnante et rondement menée, la documentation de l'auteur, Adrien Guetz, excellente, sauf qu'il se trompe de Conteville. La forteresse d'Herluin, l'époux de la belle Erlève, compagne du duc Robert le Diable et mère du Conquérant, n'est pas l'obscur village du Calvados, mais celui de l'Eure, qui comportait autrefois un château fort médiéval et surtout, qui est tout proche de la source miraculeuse de l'abbaye de Grestain où Herluin, souffrant d'une maladie de peau, peut-être la lèpre,  trouva la guérison...

Quelques scènes de la Tapisserie de Bayeux
 

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