mardi 21 mars 2017

LES FASTES DE BERLIN

Les châteaux de Berlin


De la mégalomanie destructrice du Furhër, il demeure à Berlin trois châteaux, le délicat petit édifice de Bellevue, bâti en 1785 et résidence officielle du président de la République, Charlottenburg, ancienne habitation d’été de Sophie-Charlotte, épouse du roi de Prusse Frédéric Ier et ce chef d’œuvre du rococo, le Sans-Souci.

Charlottenburg, la campagne dans la ville

Une longue et harmonieuse façade

Un style néo-classique très pur

L'imposante chapelle

Détail du dôme

Au nord-ouest de Tiergarten, Charlottenburg était le palais des muses consacré à la beauté, mais aussi à la science de la reine qui y faisait aussi bien venir des savants que des artistes. Quand Sophie-Charlotte mourut en 1705, à l’âge de 37 ans, son époux donna son nom à son château. Ce qui n’était encore qu’un palais et son parc aménagés dans le petit village de Lützow, à la campagne, furent agrandis au XVIII è siècle quand Frédéric II, dit aussi le Grand, fit arranger ses appartements dans la nouvelle aile droite, plus tard imité par son successeur Frédéric-Guillaume II. L’aile gauche abrite toujours la Grande Orangerie. Des faubourgs résidentiels s’établirent bien sûr autour de la demeure royale qui conserva son immense parc, jusqu’à rejoindre peu à peu Berlin. Très endommagé par les bombardements de 1945, le château fut reconstruit à l’identique et aligne toujours sa façade baroque de plus de 500m de long. Parmi ses principales curiosités, citons le Cabinet des Porcelaines, l’exotique Galerie Chinoise, la lumineuse Godene Galerie de Frédéric II et ses collections de tableaux de l’école française, tel le célèbre Embarquement pour Cythère de Watteau.

Le Sans-Souci, joyau du rococo allemand

Un joueur de flûte accueille les
visiteurs

Des terrasses et un jardin à la française

Vénus et l'amour, un cadeau du toi de France

L'exubérance baroque d'un simple kiosque

A l’abri de son parc de près de trois cents hectares recelant bien des merveilles, théâtre, obélisque, moulin, cours d’eau et jardins botaniques, essences venues du bout du monde et quantité de statues, le Sans-Souci édifié par Frédéric II au milieu du XVIII è siècle selon ses propres plans est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Le grand roi venait s’y réfugier parmi tableaux et livres rares, il y recevait ses amis, dont Voltaire qui y vécut trois ans, même s’il ne dormit jamais dans la fameuse chambre portant son nom. On y erre délicieusement par lambris dorés ou argentés, mobilier précieux, grandiose salle des Audience ou salle de Marbre où avaient lieu les fameux soupers philosophiques du roi.
On peut aussi découvrir à bicyclette l’agréable ville de Potsdam, son centre ville détruit apr les bombardements anglais mais bien restauré, l’ancien hôtel de ville néoclassiques et les écuries devenues musée du Cinéma.
Pour assécher les dangereux marécages de Potsdam, le roi fit appel aux meilleurs experts en la matière, les Hollandais. Pour qu’ils ne soient pas trop dépaysés, il y avait fait construire une centaine de coquettes maisons flamandes.

Là flamboie le soleil

Une élégante façade baroque

Ornée d'une nombreuse statuaire

Détail des colosses supportant le balcon
L'exubérance des salons d'apparat

Détail d'un plafond

Détail du salon chinois

Le salon rococo

Portrait de Frédéric le Gran par
Andy Warhol


Son successeur, Frédéric-Guillaume III, aimait tant son armée qu’il voulut la doter d’un chœur russe. Il recruta donc près d’une trentaine de chanteurs parmi ses prisonniers de guerre et fit bâtir pour eux de jolies datchas aux airs de chalets suisses. Il n’en reste que deux aujourd’hui, ainsi que la chapelle orthodoxe Alexandre Nevski.

Le joli lac de Potsdam

Le quartier hollandais

Avec son moulin, bien sûr...

Cécilienhof

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