dimanche 19 octobre 2014

LES BONS PLANS DE TINTINE


L’Istrie, la Croatie romantique



Telle une apparition, le petit port de Rovinj serré autour de sa cathédrale

 

La fontaine du sculpteur Anton Fernkorn

Le porche de la cathédrale de Zagreb

 

 





Un bistro facétieux


Piété au sanctuaire de la porte Tkakciceva

 



 

L'église baroque de Saint-Marc et ses tuiles colorées formant les blasons de Zagreb

 

En face, sur le mur d'une maison,
la face torturée du meneur Matija Gubec

 

Moins connue que la région de Dubrovnik ou que la pléiade d’îles croates de l’Adriatique, l’Istrie, qui forme un triangle pointé vers la mer au nord-ouest de la Croatie, constitue la plus vaste presqu’île du pays.

 

Un arrière-pays encore sauvage

L’arrière-pays verdoyant couvert de forêts où abonde truffe noire ou blanche est toujours sauvage et authentique, coupé de profondes gorges. Sur la côte, parfois si découpée qu’elle évoque des fjords de Norvège, s’est installée dès le Moyen-âge une série de ports de pêche encore préservés, devenus autant de stations balnéaires familiales aux prix plus attractifs qu’au sud, tels que Rabac, Pula, , Porec ou Rovinj. En saison, un aéroport dessert Pula. Autrement, il faut atterrir dans la capitale, Zagreb, qui vaut le détour, puis effectuer trois heures et demie de trajet jusqu’à la pointe de Pula, mais les routes de Croatie sont excellentes.
 

 

Le centre historique de Zagreb

Connue dès le XI è siècle, la ville de Zagreb ne prit son nom définitif qu’en 1850, lors de la fusion des deux bourgs qui la formaient initialement et que séparait une rivière aujourd’hui souterraine : Kaptol au nord et Gradec, la place forte érigée sur les hauteurs qui défendit plus tard la ville lors des incessantes invasions turques que connut cette partie de l’Europe du XIV è au XVIII è siècle. De cette période tumultueuse demeurent les remparts, la massive tour Lotrscak et la vieille porte de la rue Tkalciceva abritant un sanctuaire devant lequel viennent s’agenouiller les fidèles. L’ancienne cathédrale Saint-Stéphane édifiée jadis par le roi Ladislas fut hélas détruite au XIX è siècle par un tremblement de terre et reconstruite dans un style néo-gothique exubérant, mais la délicieuse église baroque Saint-Marc exhibe toujours les tuiles colorées de ses toits formant le blason de la ville. En face, une vieille maison porte la tête torturée du héros Matija Gubec, qui fut le meneur de la révolte paysanne du XVI è siècle. Vaincu et capturé, il fut par dérision coiffé d’une couronne de fer chauffée à blanc…

C’est sur la place centrale du ban Josip Jelacié où se dresse la statue équestre du général autrichien qui fut aussi le gouverneur avisé de la ville que se retrouvent les étudiants ou les ménagères venues y faire leur marché de fruits, légumes, huile d’olive ou de pépins de courge et champignons dont les célèbres truffes d’Istrie.

Ville universitaire, Zagreb est aussi une ville d’art ne comptant pas moins de vingt et un musées et quatorze galeries, promouvant notamment un mouvement d’avant-garde apprécié. C’est là aussi que se tient chaque année, en juin, le Festival International du Film d’Animation.

 
La massive tour Lotrscak
Le ban Josip Jelacié, qui fut gouverneur de la ville



Un tram au bleu éclatant


Le marché sur la même place

Les vestiges romains de Pula

Point stratégique tout proche de l’Italie actuelle, Pula fut un important port romain et l’empereur Vespasien, qui aimait son séjour, la dota au I er siècle d’un vaste amphithéâtre en forme d’ellipse pouvant alors contenir 20 000 spectateurs venus assister aux combats des gladiateurs. Il le relia au port par une large voie qui constitue encore aujourd’hui la rue principale de la ville. Il était encore utilisé au Moyen-âge pour les tournois de chevalerie ou pour abriter les plus grandes foires itinérantes. De la même période datent plusieurs portes, arc de triomphe et tombeau. Un peu plus ancien est le temple d’Auguste, dédié à la déesse Rome et à l’empereur, qui se dresse toujours près de l’hôtel de ville. Dans les ruelles bien droites pavées de dalles blondes, de nombreux palais ou maisons aux élégantes sculptures rappellent l’influence de la Sérénissime en Croatie, à partir de la Renaissance.

 

De Porec à Rovinj


L’agréable port de Porec, plus au nord, est surtout connu pour sa basilique Saint Euphrasius. La basilique actuelle, dédiée à la Vierge Marie, a été édifiée à partir de 553 par l’évêque Euphrasius sur le site d’églises plus anciennes. Il s’agit de tout un complexe comprenant la basilique elle-même, une sacristie, un baptistère et le cloché de l’archevêché, un musée renfermant diverses statues religieuses dont un Christ à l’émouvant visage. Sous le sol actuel demeurent des vestiges des anciennes mosaïques  du V è siècle en partie détruites lors du tremblement de terre de 1440. Derrière le maître autel, les splendides mosaïques murales ont été exécutées à la demande de l’évêque Euphrasius par des maîtres byzantins dans le style de la Sainte-Sophie de Constantinople. Depuis 1997, la basilique a été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.
 
Emergeant de la brume, le port de Rabac


Pula, l'amphithéâtre en forme d'ellipse de l'empereur Vespasien


Porte romaine à Pula

Pula, le temple d'Auguste jouxte de l'hôtel de ville





















Du port de Porec, de nombreux bateaux proposent diverses croisières vers Rovinj, Pula ou même les différentes îles de l’Adriatique. Deux heures à peine de navigation, le temps d’un  apéritif au miel et d’un déjeuner de poissons dégusté à bord, conduisent au port de Rovinj, perché sur son éperon rocheux et rassemblé autour de la blanche façade de la cathédrale Sainte Euphémie, érigée en souvenir d’une jeune martyre de treize ans. Puis on emprunte le canal de Limski, sorte de fjord s’enfonçant de plus d’une dizaine de kilomètres à l’intérieur des terres, surplombé par des bois touffus vierges de toute habitation. Ça et là, des fermes lacustres permettent aux pêcheurs de surveiller leurs élevages d’alevins ou leurs parcs à huîtres et à moules.
Coucher de soleil sur le port de Porec


Port de Porec
Ruelle à Porec



Basilique Saint Euphrasius

Intérieur de la basilique et ses mosaïques murales

Les flammes des pimlents croates
Tintine et ses copains vont en bateau
Le joli port de Rovinj


Le port de Porec
 















Et pourquoi ne pas terminer la soirée au son d’un accordéon ponctuant les danses croates, pour savourer la cuisine aux truffes de l’auberge Konoba, à Bani, à l’intérieur des terres ?

 

Ce voyage organisé par Visit Europe, 44, rue Alexandre Dumas, 75011 Paris, Tél 01 44 82 29 00 peut aussi être aménagé de façon individuelle à la demande.

 

 
Une ruelle à Rovinj


Le port de Rovinj



Le port de Roving

Une soirée à Bani

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