mercredi 9 septembre 2015

MORBIHAN


Dans le Morbihan : l’art dans les chapelles

Chapelle Saint-Nicolas




Chaque été, depuis 24 ans, du 3 juillet au 20 septembre, en week-end de 14 h à 19h pour ce dernier mois, quatre parcours fléchés proposent la découverte de délicieuses petites chapelles oubliées. Dans chacune expose un artiste d’aujourd’hui afin de mêler patrimoine et art contemporain, une initiative intéressante, même si les œuvres actuelles nous ont semblé de qualité fort diverse. Tintine a pour sa part choisi le circuit rouge, le plus au sud de cette ravissante vallée du Blavet qui baigne aussi le circuit jaune.

Ce circuit rouge permet de visiter huit chapelles. La première, celle de Saint-Nicolas, située non loin de Saint-Nicodème en Pluméliau en descendant vers le Blavet, est un édifice du XVI è siècle à la charpente et aux sablières hantées d’une multitude de musiciens, angelots, sirènes, lions ou dragons fantastiques. Des mobiles, œuvre de Paul Wallach, tintent dans les hauteurs.
L'étonnante charpente de la chapelle Saint-Nicolas

Seconde étape à la Trinité de Castennec, premier site du château d’Alain de Rohan, où demeure cette chapelle du XV è siècle à la charpente aussi étonnante que la précédente. Pour reprendre ce thème de la Trinité, trois grandes aquarelles abstraites de Camille Saint-Jacques.
La chapelle de la Trinité

La troisième chapelle, édifiée au XVI è siècle sous l’énorme rocher servant jadis d’ermitage à saint Gildas, semble faire partie intégrante de la roche qui lui sert d’assise. Un petit film d’une « expérience » d’Hicham Berrada est consacré au lent travail de l’eau sur la matière.
L'ancien ermitage de saint Gildas devenu chapelle

L'intérieur de la chapelle adossée au rocher

Quatrième halte à l’église Notre-Dame du Bon Voyage, à Bieuzy. Bien plus vaste que les autres et récemment restaurée, elle mériterait presque le nom d’église, mêlant harmonieusement éléments gothiques et Renaissance. Les trois grandes verrières du chœur sont superbes.
 
Notre-Dame du Bon-Voyage à Bieuzy

Les trois belles verrières du choeur

Edifiée en 1683, la ravissante chapelle du Guelhoult dédiée à la Vierge s’adosse à un joli bois qui lui fait une parure végétale. On peut y voir un retable polychrome de saint Isidore priant dans les champs et un ensemble de 24 panneaux peints sur la voûte. A l’intérieur encore, une intéressante structure sonore et lumineuse d’Hélène Launois intitulée « Ca va beaucoup mieux ».
La délicieuse chapelle du Guelhoult dans son écrin de verdure

Et l'insolite installation d'Hélène Launois

Arrêtons-nous pour la sixième étape à la chapelle Saint-Tugdual, commencée de construire à la fin du XV è siècle. Dans le chœur, deux niches renferment les statues de saint Tugdual en tenue d’évêque et saint André à gauche, la Vierge Marie et saint Jacques le Majeur à droite. Devant le chœur, une spectaculaire installation très colorée d’Elodie Boutry.
 
La chapelle de Saint-Tugdual

Son magnifique choeur

Et la sculpture très colorée d'Elodie Boutry

Classée monument historique depuis 1832, cette chapelle Saint-Adrien présente la particularité d’un sol dallé montant vers le chœur doté de deux beaux lambris peints représentant le martyre d’Adrien, soldat romain converti à la foi chrétienne. Un ange androgyne, œuvre de Bernard Lallemand, n’en finit pas de pleurer les martyres de ce saint et de saint Barthélemy.
La chapelle Saint-Adrien


Sa fontaine-calvaire

Son choeur élégant

Et les superbes panneaux peints de sa voûte

Dernière étape pour boucler la boucle de ce circuit à la chapelle Saint-Nicodème à laquelle est accolée l’élégante maison du chapelain, à Pluméliau. Cet édifice du XVI è siècle de style gothique et Renaissance à la belle tribune seigneuriale est également remarquable pour ses deux majestueuses fontaines, la deuxième, plus tardive, servant de point d’accueil.

La chapelle Saint-Nicomède à Pluméliau


La belle descente de croix du choeur


Et sa fontaine gothique très ouvragée
 

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