lundi 1 novembre 2010

Hôtel de charme




Tintine se prélasse dans un vieil hospice de Lille

Faire un hôtel moderne dans un vieil hospice du XV è siècle, telle fut la gageure réussie par l’architecte Hubert Maes au cœur de Lille, sans dénaturer les vieilles pierres du bâtiment et ses salles imposantes.

Une fondation charitable chez un particulier
En 1460, un notable de Lille, Jean de la Cambe, dit le Gantois, décida de créer dans sa propre maison un hospice capable de recevoir treize personnes âgées des deux sexes. La fondation marcha si bien que les bâtiments ne cessèrent d’être agrandis et, aux XVII è et XVIII è siècles, on ajouta deux ailes à l’habitation charitable, si bien que l’Hospice Gantois comptait 60 lits en 1820 et 200 en 1900. Il ferma en 1995 après 535 ans de bons et loyaux services. Le bâtiment, classé Monument Historique en 1923 comprenait, outre une belle chapelle, un élégant logis du chapelain et une vaste salle commune. Il ne pouvait être question de le détruire, mais la municipalité, ne sachant qu’en faire, proposa à l’architecte Hubert Maes de réfléchir à la question et il se promit de créer là un hôtel trois étoiles en alliant l’ancien et le moderne.
                                                                  
La cour intérieure fermée d'une verrière
 est devenue salon
                                                                        
La chapelle transformée en salle à manger

Les travaux commencèrent dès novembre 2001 pour protéger ce qui existait déjà tout en innovant. Jusqu’en juin 2003, 35 entreprises et 300 compagnons oeuvrèrent à ce gigantesque chantier représentant quelques 250 000 heures de travail. « C’était fascinant, raconte Hubert Maes, de voir à la fois s’affairer des grues modernes et couler des tonnes de béton, tandis que des compagnons restauraient au coton tige les tableaux de la chapelle ! Le contraste était absolu. »
L’enjeu était de ménager dans cet espace ancien 67 chambres confortables et pourvues de salles de bains bien modernes sans dénaturer le charme des lieux. Dans la cour centrale, on aménagea une verrière pour en faire le principal salon de réception de l’hôtel. Un décorateur, Jean-Marc Vynckier, se chargea de peaufiner l’intérieur et de choisir tissu et mobilier. Là aussi, il joua du contraste entre ancien et moderne. Les copies de mobilier furent chinées un peu partout en France, les fauteuils et canapés dessinés par Zanota et les tables par Jean Nouvelle, tandis que les poutres anciennes du plafond et certaines portes des cellules jalousement étaient conservées.
                                                                                                 
La bibliothèque aux volumes anciens semble faite pour Tintine
                    
            
Ainsi que la chambre confortable
 mêlant ancien et moderne



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