lundi 3 septembre 2012

HÔTEL DE CHARME


En Espagne, l’exubérance d’un hôtel de Navarre
 
Un vieux pont de pierre mène à Puente la Reina

Le relais et château d'El Peregrino

Un hôtel comme une maison des champs

A Puenta la Reina, au cœur de la Navarre espagnole, sur le chemin du célèbre pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, le relais et château El Peregrino a été décoré par son propriétaire comme une vraie maison, intime, chaleureuse, exubérante, où les couleurs éclatent en feu d’artifices.
 
Un meubles vestiaire accueille les visiteurs

Salon aux drôles de fenêtres à vitraux

Mezzanine aux sièges zébrés

Angelo Cambero habite son relais et château, ce qui explique sa volonté de le rendre très personnel en réalisant lui-même la décoration, mêlant pierre brute et bois cérusé, carreaux multicolores. Le mobilier n’est pas uniforme, installé au hasard des découvertes chez les antiquaires et brocanteurs de la région. Il aime les teintes audacieuses, les accumulations d’objets. Ses collections trônent sur les meubles ou les murs, vieilles poteries de grès, horloges, fourneaux d’autrefois servant de tables, anges baroques provenant d’anciennes églises. Pour jeter une note plus colorée près des nappes blanches de la salle à manger, Angelo a mis à sécher sur le piano une profusion de piments. Des tableaux très modernes voisinent avec des portraits classiques, des chaises patinées par le temps sont recouvertes de tissu zébré façon Art Déco et cohabitent avec de gros fauteuils clubs d’autrefois.
 
Salle à manger illuminée par la teinte des piments

Colonne baroque et angelot d'église

Boiseries d'église formant le bar

Une disparité bien pensée
Une seule règle a présidé à cette décoration surprenante : ne pas en avoir et se laisser guider en tout par son imagination et sa fantaisie en mélangeant couleurs, matériaux, formes et styles. Le résultat est un décor intime et chaleureux où l’on se sent bien, donnant l’impression d’être reçu dans une vraie maison. Des éléments de boiseries d’église forment le bar, les colonnes baroques d’un ancien autel font luire leurs ors contre un mur de pierres brutes, l’a&cajou d’une commode tranche avec un panneau badigeonné d’ocre jaune, un vieux fourneau émaillé sert de desserte, un autre supporte une grappe de raisins lumineuse faisant briller de vieux cuivres posés à même le sol en granit. Des statues ponctuent les marches de l’escalier menant à la mezzanine dominant le salon. Un vaste candélabre d’église trône sur une table de la salle à manger.


Simplicité presque monacale des chambres

Des chambres et leurs coins salons
Dans les chambres aussi, Angelo a crée un décor intime et chaleureux en laissant un large espace au coin salon, jouant sur le contraste des matériaux, laissant des murs en pierres nues, en peignant d’autres. Partout au plafond courent de massives poutres cérusées de gris clair ajoutant une touche rustique à l’ensemble, tandis qu’un mobilier du XIX è siècle donne un aspect cosy à la pièce.

 

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