mardi 1 janvier 2013

INITIATION EROTIQUE

                                                              INITIATION EROTIQUE



                                2013 sera érotique ou ne sera pas !










 
Depuis ma découverte de « l’enfer » de mon beau-père, j’ai donc continué à compléter sa collection et mes connaissances théoriques par l’achat d’ouvrages plus modernes. Peut-être, ma vie avec Olivier n’aurait-elle pas été ce triste fiasco si j’avais alors osé quelques initiatives.
J’aurais pu, telle Emmanuelle :
Sans tenir trop serrée la verge vibrante, elle ajoute la pression de ses doigts et le mouvement régulier de sa main à la succion de ses lèvres – appliquée à délivrer harmonieusement l’organe de sa semence, à le vider le plus totalement possible. Lorsque Jean se rend, elle avale par lentes gorgées la substance savoureuse qu’elle a réussi à tirer du fond de lui ; mais le dernier jet, elle le laisse en ronronnant fondre sur sa langue amoureuse. 
            Mais je n’ai jamais goûté au sperme d’Olivier.
            J’aurais pu, telle la Minne de Colette :
 Enfin elle tourna vers lui des yeux inconnus et chantonna : « Ta Minne… ta Minne… à   toi… », tandis qu’il   sentait enfin, contre lui, la houle d’un corps heureux… 
                  Mais je n’ai jamais chantonné de la sorte pour Olivier, qui n’a jamais rendu mon corps  
Heureux.
J’aurais pu, telle l’amante de Baudelaire, m’offrir nue sur les draps :
            Tu trouveras au bout de deux seins bien lourds,
            Deux larges médaille de bronze,
            Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
            Bistré comme la peau d’un bonze,
            Une riche toison qui vraiment est la sœur
            De cette énorme chevelure,
            Souple et frisée, et qui t’égale en épaisseur,
            Nuit sans étoiles, Nuit obscure ! 
  Mais je me suis toujours enfouie dans l’obscurité de ma chambre,  à l’abri des  
             regards d’Olivier.
 J’aurais pu lui murmurer les mots et les outrances de Pierre Louÿs en lui faisant     
            découvrir cette partie de moi :  
             Le clitoris extasié par la douleur.
             Rubis mystérieux qui bouge.
             Mais Olivier ne s’intéressa guère à ce genre de rubis.
  J’aurais pu, parfois, le bercer comme on fait d’un enfant, imitant l’Ada de  Nabokov :
  Quand il devenait trop bruyant, elle essayait de le calmer comme on calme un enfant,  elle faisait chut ! chut ! en       lui soufflant dans la bouche – et ses quatre membres étaient noués sans vergogne autour de lui comme si elle avait fait l’amour depuis toujours, dans tous nos rêves – mais l’impatience de la passion juvénile ne résista pas à quelques coups de pointe poussés à l’aventure. 
    Mais Olivier témoigna bien rarement d’impatience juvénileJ’aurais pu, telle la  Rébecca    de     Mandiargues, me laisser fustiger par un bouquet de roses :Plus tard, Daniel avait pris sur         le guéridon les roses et il les avait disposées aux pieds de Rébecca, entre ses pieds plutôt, à dire les choses avec précision, et devant l’enfourchure de ses membres inférieurs. Il les avait réunies en faisceau, puis il s’était servi de ce faisceau pour battre très doucement le corps nu de son amante, en lui déchirant un peu la peau des cuisses, par l’effet des épines, ainsi que celle des flancs, au-dessous des seins, et celle du ventre maigre. Les pétales en pluie de thé s’étaient effeuillés sur le lit de repos, tandis que les coups ou les caresses, s’étaient abaissé à égratigner ses pieds également. 
Mais Olivier ne m’avait jamais offert de fleurs. Les roses, je les cultivais moi-même, sans  songer à les rendre objet de plaisir.
            J’aurais pu, telle la Lula de Rezvani, jouer avec le feu :
 Elle fait sauter la boucle de ma ceinture et entrouvre mon blue-jean. Sa main se pose sur mon ventre, glisse dans les poils, m’enveloppe. Dans les lueurs du feu elle m’attire de son autre main, appuie sur ma hanche, me déplace vers son visage dans des froissements énervants. 
 Mais si Malortie ne manque pas de cheminée tirant fort bien, Olivier n’a jamais porté de blue-jean…
  J’ai plutôt imitée la Nana de Zola. Comme on ne m’aimait pas, je me suis contemplée, parfois aimée :
Nana se pelotonnait sur elle-même. Un frisson de tendresse semblait avoir passé dans ses membres. Les yeux mouillés, elle se faisait petite, comme pour mieux se sentir. Puis elle dénoua les mains, les abaissa le long d’elle par un glissement jusqu’aux seins, qu’elle écrasa d’une étreinte nerveuse. Et rengorgée, se fondant dans une caresse de tout son corps, elle se frotta les joues à droite, à gauche, contre ses épaules, avec câlinerie. Sa bouche goulue soufflait sur elle le désir. Elle allongea les lèvres, elle se baisa longuement près de l’aisselle, en riant à l’autre Nana qui, elle aussi, se baisait dans la glace. 






La vieille dame qui lisait des romans

pornos

Isaure de Saint Pierre

à commander sur Shop my Book


 Renouant avec ses premières amours, un érotisme chatoyant s’exprimant  au niveau du ressenti,  Isaure  de Saint Pierre s’amuse, avec ce roman inédit, à brouiller les cartes et à modifier son image d’historienne.
 Anti-conformiste comme l’auteur l’a toujours elle-même été, cette « vieille dame » se souvient, critique son clan, aime encore et part à la découverte de « l’enfer » son beau-père. Ce qui la mettra, elle et son vieux soupirant, sur la trace d’un de châtelains bien sous tous rapports. Erotisme et enquête se mêlent pour inaugurer peut-être un nouveau genre, le polar érotique.
 Grand reporter et auteur d’un blog « Isaure de saint Pierre en voyage », l’auteur
 entraîne ses lecteurs à la découverte de sensations neuves, de personnages hors du
 commun. Quand elle voyage dans le temps pour ses romans historiques, ses       
  héroïnes nous deviennent étrangement familières. Ouverte aux innovations de
  notre époque, elle se lance dans l’édition numérique et l’auto édition afin de
  rendre la lecture accessible à tous et de préserver nos forêts.

 







 


















 

 



 




 

 


 

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