mardi 1 mars 2011

Tintine découvre des refuges d'écrivains

15 mars 2011, déboires au Grand Hôtel


Hôtel mythique s'il en fut, le Grand hôtel du 2, rue Scribe jadis inauguré par l'impératrice Eugénie et les frères Péreire excitait la curiosité de Tintine, ravie d'être conviée là à un showroom sur le Kerala, région du sud de l'Inde qu'elle comptait explorer. Alors qu'elle se présentait aux deux jolies hôtesses revêtues de saris de soie grège qui cochèrent son nom sur la liste des invités, puis discutait avec l'un des aimables Indiens représentant son pays surgit à ses côtés une fausse blonde assez fanée et plutôt boulotte. "Elle n'est pas invitée", glapit-elle à l'adresse des deux hôtesses éberluées. "Mais si, nous l'avons toutes deux sur notre liste, ainsi que les magazines auxquels elle collabore et qui ne sont pas des moindres". "C'est une erreur", hurla la perdrix plutôt mûre et pas vraiment de l'année. "Cela fait alors trois erreurs, répondit Tintine, car j'ai reçu cette invitation". "Je vous prie de sortir immédiatement." "Quand j'aurai terminé de boire mon champagne, bien volontiers, car vous ne me donnez pas vraiment envie de rester", répondit Tintine en résistant à la forte envie de lancer le contenu de sa flûte à la figure de la vieille perdrix. "Voici ma carte", cria la fausse blonde en agitant sa carte sous le nez de Tintine. Celle-ci, ennuyée d'avoir commis un impair en ne reconnaissant pas cette femme écumante, peut-être une star incognito, une princesse orientale ou Caroline de Monaco déguisée en perdrix, examina alors la carte portant ces mots ronflants qui ne l'éclairèrent guère :
"Sissel Thorstensen, Managing Director d'Axium", avec nombre de majuscules. A cette heure, Tintine n'a toujours pas compris le motif de son renvoi et surtout le facteur déclencheur des crises d'hystérie de ladite perdrix. Tout commencement d'éclaircissement serait donc le bienvenue... Et l'on croit le métier de journaliste facile...

 

 

Nohant, l’écrin de George Sand



En visitant divers refuges d’écrivains, Tintine a découvert que dans ce métier de solitude qu’est l’écriture, le cadre joue un rôle de premier plan. L’écrivain s’y retrouve seul avec son œuvre, il y vit en famille, y reçoit ses amis. Et ces refuges sont toujours les reflets de fortes personnalités. A la surprise de Tintine, celui de George Sand, qui aimait fumer le cigare et se vêtir en homme, reste pourtant bien féminin.
Nohant, plus maison de maître que manoir

Nohant, la retraite de George Sand
Féministe, scandaleuse, s’habillant en homme et collectionnant les amants célèbres, Musset, Chopin, Liszt et bien d’autres, George Sand fut aussi une besogneuse de la plume travaillant la nuit.

La chambre d'une grand-mère très aimée
          Nohant, plutôt maison de maître que manoir, est le lieu où George Sand, pseudonyme d’Aurore Dupin, plus tard baronne Dudevant, mais séparée de son mari, trouva la paix. Elle aima cette demeure du Berry où s’écoula la majeure partie de son enfance et sur laquelle régnait sa grand-mère. Plus tard, lorsqu’elle fut la maîtresse de Nohant – on l’appelait alors « la bonne dame de Nohant » - , elle y écrivit des romans champêtres comme La Mare au diable ou La Petite Fadette et une longue biographie, Histoire de ma vie, y éleva ses enfants et y reçut un brillant cercle d’amis.
Le théâtre de marionnettes de son fils Maurice
porte la date du départ de l'exécré Chopin !
          La vie était très libre à Nohant où chacun devait se considérer comme chez lui, la seule consigne étant de ne pas réveiller le matin la maîtresse de maison. Pour écrire, George aimait s’installer dans le boudoir jouxtant la chambre de sa grand-mère et y avait même accroché un hamac. Si la cuisine restait le domaine de la fidèle Marie Caillaud, George ne laissait à personne le soin de mitonner les confitures.

Pour en savoir plus :
Maison de George Sand, 36400 Nohant-Vic, Tél. : 02 54 31 06 04.
La cuisine, bien agencée pour l'époque, était le
domaine de la toute dévouée Marie Caillaud

Une table simple mais raffinée


Ce fut dans cette chambre où elle aimait aussi écrire
que George s'éteignit à l'âge de 72 ans



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